Les pires joueurs du Milan AC : 4ème

Par Bruno Ianigro publié le 26 Juil 2019

Le début des années 2000 a vu, le Milan AC de Silvio Berlusconi, chercher à investir massivement pour se forger une attaque capable de prendre la relève des Weah, Baggio ou encore Simone. Avant Javi Moreno, c’est l’un de ses compatriotes qui débarque en 2000 chez les Rossoneri : José Mari.

Star en devenir

Formé au FC Seville et révélé à l’Atletico Madrid, José Maria Romero Poyon dit José Mari, débarque en Janvier 2000 au Milan AC sous forme de prêt. L’espagnol arrive à Milanello alors qu’il n’a que 20 ans. Pendant les trois saisons précédentes, il étrenne sa fougue et sa coiffure d’époque sur les pelouses de Liga. Avec ses 24 buts inscrits (la plupart en entrant en cours de match), il parvient à convaincre le Milan AC de venir le chercher. Les dirigeants voit en lui le futur de leur attaque et n’hésite pas à l’acquérir définitivement suite à son prêt pour la somme de 19 millions d’euros. Il constitue alors, le second plus gros transfert de l’histoire du club derrière l’Ukrainien Andriy Shevchenko arrivé un an plus tôt.

L’investissement est énorme, mais sa jeunesse et son curriculum vitae font grimper sa côte. Avec son statut de pépite, il devient le premier Espagnol à porter la tunique rouge et noir. A son arrivé, il n’hésitait pas à annoncer : « Je vais me faire une place dans le football italien » avant de piquer son ex-club de l’Atlético Madrid et ses supporters : « C’est une fabuleuse nouvelle, parce que cela faisait longtemps que les choses ne se passaient pas très bien pour moi à Madrid. Les supporters ne me faisaient pas confiance« . Son départ des Colchoneros est également lié à celui d’Arrigo Sacchi qui qualifie le jeune ibère de « moderne, rapide et fort ».

Un exil non concluant

Etre considéré comme un joyau implique de nombreuses responsabilités dont la première de confirmer tout le potentiel affiché. A Milan, il est appelé à venir concurrencer le duo d’attaque formé par Shevchenko et Bierhoff. Pour ses premières apparitions sous le maillot Rossonero, il grapille quelques minutes en fin de match jusqu’à démarrer titulaire lors des dernières rencontres de championnat au côté de Sheva ou encore Leonardo dans un système à trois initié par Zaccheroni, l’entraineur de l’époque. Alors qu’il pensait probablement avoir fait le plus dur en convaincant son coach, José Mari vit une situation similaire à celle connu auparavant à Madrid avec des apparitions discrètes. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, sans parfois même entré en cours de jeu. Sa saison 2000/2001 n’est pas une réussite. La suivante ne le sera pas plus. Il devra attendre l’arrivée de Carlo Ancelotti en cours de saison, après le départ de Fatih Terim, pour connaitre ses premières minutes de jeu.

Les premiers doutes commencent malgré tout à s’installer pour le jeune Espagnol qui se confie dès le début d’année 2001 : « Il est évident que l’Espagne me manque et cela me plairait de revêtir la tunique rouge et blanche de l’Atlético, un club dans lequel je me suis toujours senti à l’aise« . Oublié donc, les propos tenus au moment de son départ. Barré ensuite par l’arrivée de Filippo Inzaghi en Juillet 2001, le jeune Sevillan ne trouve que très peu de place pour s’exprimer. L’histoire prend fin après 75 matchs et 14 réalisations avec les Lombards. Son souhait est exaucé à l’aube de la saison 2002/2003. Il est envoyé en prêt du côté de l’Atletico Madrid pour ensuite être cédé à Villarreal un an plus tard, pour 9 millions d’euros. José Mari ne laisse donc au public de San Siro qu’une faible image du premier Espagnol à y évoluer. Un pari en somme raté, tant sur le plan économique que sportif.

 

 

Bruno Ianigro



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