Les pires joueurs du Milan AC : 18ème

Par Christophe Malcangi publié le 08 Août 2018

La dernière décennie a été particulièrement délicate et escarpée pour le Milan AC. La direction de Silvio Berlusconi empruntait en effet ces dernières années un chemin discutable et rocailleux, chemin où se mêlait la politique des « paramètres zéro » qui pouvait prêter à sourire ou à agacer. Focus aujourd’hui sur l’Helvète Philippe Senderos, défenseur central d’expérience inconnue en Serie A italienne, et de moindre rendement sur le court terme.

« Le défenseur d’avenir »

A 23 ans, Philippe Senderos semblait détenir les caractéristiques espérées par la direction pour garantir sa place au Milan AC, alors en quête de la « seconde jeunesse » d’une défense centrale sur le déclin. Arsenal le remercie de ses 115 apparitions sous ses anciennes couleurs et accorde le prêt de l’Helvète vers Casa Milan : Adriano Galliani négociera une option d’achat pour le même titre pour celui qui devait représenter « le défenseur d’avenir », celui qui apporte d’après l’idéologie en vogue l’intensité et l’impact physique suffisantes sur les pelouses.

La puissance et les qualités physiques naturelles de Senderos vont donc convaincre le cabinet de recrutement du Milan AC, son moindre coût économique ayant été aussi imbriquée à la politique de la grande austérité. Le staff médical pense enfin obtenir dans ses rangs un élément très utile afin de palier les blessures répétées de rossoneri dans la force de l’âge et sur la pente descendante. Les espérances vont rapidement basculer.

Fragile et fin prévisible

A peine débarqué, Philippe Senderos est déclaré forfait à la suite d’une luxation subie au doigt de pied : ses débuts n’auront lieu qu’en novembre en Europa League, face à Braga afin de prendre quelques marques. Cette fois, Senderos semble prêt à retrouver de l’entrain et des apparitions futures… Mais coup dur, fatal. Puisque un nouvel arrêt va le conduire hors des terrains deux mois supplémentaires.

Nous le reverrons pendant près de 600 secondes le 17 janvier de l’année suivante face à la Fiorentina, il totalisera enfin 14 présences éparpillées au cours de la saison, mais les dommages sont irréversibles pour un joueur qui n’a pas révélé la moindre qualité notable : Senderos n’est finalement pas retenu et est rappelé vers l’Angleterre pour d’autres expériences hors des terres italiennes. Le « coup de chance », c’est que le Milan AC n’avait pas immédiatement investi sur celui qui devait incarner la relève du club. Le transfert de Senderos a été ainsi à l’image d’un projet sans idée, le Suisse aura aussi perdu son temps dans sa jeune carrière. D’autres flops à ce poste se succéderont et connaîtront les même trajectoires controversées. Le Milan AC n’a aujourd’hui toujours pas trouvé la digne succession des grandes murailles de ses époques de gloire, même si de jeunes noms pointent le bout de leur nez pour relancer le club sur des bases plus simples et bien plus studieuses.

Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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