Les pires joueurs du Milan AC : 14ème

Par Killian Picaud publié le 18 Jan 2019

Nous sommes en 2009. Année où, déjà, le Milan AC commence à s’essouffler quelque peu. Kaka’ est parti vers des rêves galactiques, les autres joueurs emblématiques de l’équipe sont très clairement sur le déclin et le maître Ancelotti, qui a maintenu le club au sommet pendant 8 belles années, laisse sa place d’entraîneur au novice Leonardo. La réputation du Milan AC se dégrade quelque peu et le club parvient plus difficilement à recruter des joueurs de grande envergure. Néanmoins, le président Silvio Berlusconi promet aux supporters la venue d’un grand buteur. Cette promesse se nomme Klaas-Jan Huntelaar.

Un transfert attrayant

Arrivé en provenance du Real Madrid pour 15 millions d’euros, Huntelaar, 25 ans, est présenté comme celui qui allait prendre la relève de l’attaque milanaise sur le long terme. Révélé au monde entier en 2007 lorsqu’il avait terminé meilleur buteur de l’Eredivisie sous le maillot de l’Ajax, sa réputation de buteur insatiable n’a pas faibli. Son passage honorable au Real (8 buts en 20 matchs de janvier à juin 2009) le rend d’autant plus crédible. Sa venue au Milan est donc vue d’un bon oeil par les supporters, et par Leonardo qui avait fait part à la direction de la nécessité à recruter buteur régulier en plus de Borriello et Inzaghi, ce dernier étant plus en difficulté à jouer pendant 90 minutes.

Une saison qui met trop de temps à démarrer

Huntelaar dispose dès ses premiers matchs d’un temps de jeu assez conséquent. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant mais avec un temps de jeu assez confortable, il ne parvient pas à marquer pas le moindre but. Dès le mois d’octobre seulement, Leonardo le délaisse sur le banc sans lui accorder la moindre minute de jeu.
Puis, lors d’une rencontre de championnat sur le terrain de Catania, alors que le score est toujours de 0-0 à la 84ème minute, le technicien brésilien tente un coup de poker en faisant entrer Huntelaar à la place de Mathieu Flamini. Le Batave n’a rien à perdre, tout à prouver. Tout le monde compte sur lui pour faire la différence. On est dans le temps additionnel, Seedorf envoie un long ballon pour Huntelaar, qui dévie pour Inzaghi, Pippo lui rend le ballon et Huntelaar frappe en première intention du pied gauche. Un tir puissant que Andujar ne parvient pas à bloquer et le ballon finit au fond des filets. Le buteur hollandais exulte, il débloque enfin son compteur de buts sous ses nouvelles couleurs, mais il ne se repose pas sur ses lauriers pour autant. Au contraire, le meilleur est à venir deux minutes plus tard. Pressé par deux défenseurs, Inzaghi remet le ballon à Huntelaar qui se met en position de frappe aux abords de la surface et lobbe parfaitement Andujar. Un but magnifique qui restera l’un des plus beaux de sa carrière.

Barré par les choix de l’entraîneur

Les médias et les tifosi reprennent alors espoir en Huntelaar, pensant que celui qui a fait les beaux jours de Heerenveen puis de l’Ajax sera également l’homme providentiel de l’attaque milanaise. Néanmoins, Leonardo, bien qu’élogieux envers son buteur après la rencontre, reste encore réticent à lui accorder une place de titulaire. Huntelaar doit se contenter encore d’une vingtaine de minutes par match tout au plus. Il gagne de temps en temps une place de titulaire lorsque Borriello est indisponible. Il en profite d’ailleurs pour marquer un doublé décisif contre l’Udinese, mais son entraîneur reste toujours aussi insensible à ses coups d’éclat. Huntelaar finira cet exercice 2009/2010 en marquant un seul but lors des 3 derniers mois. Son bilan final de 7 buts en 25 matchs aura peu convaincu les dirigeants du club qui chercheront à le vendre. Il part lors du dernier jour de mercato estival de 2010 en destination de Schalke 04, où il terminera 2ème meilleur buteur de l’histoire du club.

Killian Picaud



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