Les pires joueurs du Milan AC : 12ème

Par Killian Picaud publié le 18 Avr 2019

L’été 2006 marque la fin d’une grande époque du côté de Milan avec le départ d’Andriy Shevchenko. Le buteur ukrainien est transféré à Chelsea pour une quarantaine de millions d’euros et laisse un grand vide dans le secteur offensif milanais. Le Milan AC doit donc recruter un nouvel attaquant pour remplacer le Ballon d’Or 2004, capable de dribbler, de marquer et de servir de bon soutien à un Pippo Inzaghi en pleine apogée. Malgré ses moyens financiers et sa renommée, le Milan met beaucoup de temps pour trouver un nouvel attaquant qui soit de taille à assurer à la pointe de son attaque. Lors du denier jour du mercato, les rossoneri annoncent l’arrivée de Ricardo Oliveira, attaquant du Betis, en échange de Johann Vogel et 15 millions d’euros.

Le début de l’ère post-Shevchenko

Ricardo Oliveira était un attaquant très reconnu en Espagne. À Valence puis au Betis, cet avant-centre brésilien venu de Santos était un redoutable buteur. Son palmarès s’est très vite rempli durant son épopée espagnole, remportant une Coupe UEFA avec les valenciens et une Coupe du Roi avec le Betis. Par sa technique, son esthétique balle au pied ses buts sensationnels, il s’est construit un un style unique qui a fait sa réputation. Il fait partie de cette génération exceptionnelle d’attaquants brésiliens, avec les Ronaldinho, Ronaldo, ou encore Adriano, qui font briller les grands clubs européens durant les années 2000.

Lors de son arrivée à Milan, Ricardo Oliveira déclare à la Gazzetta « n’avoir peur de rien » lorsqu’on lui demande s’il n’est pas impressionné à l’idée d’être à la pointe de l’attaque de l’une des meilleures équipe du circuit, et de remplacer l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du club. Il ajoute que le Milan « est le rêve de tous joueurs », en sachant que certaines écuries lui ont proposé des offres de contrat plus intéressantes que celle du club lombard. Son engouement prononcée pour le Milan et sa détermination sont rassurantes alors qu’il revient tout juste d’une grave blessure au genou survenue à la fin de l’année 2005, qui lui a privé d’une participation au Mondial 2006. Malgré ce pépin, le centre médical du club valide le transfert.

Quand précocité ne rime pas avec régularité

Ricardo Oliveira démarre le premier match de la saison sur le banc, une rencontre de championnat face à la Lazio. Le numéro 7 sur le dos (tiens donc), il entre à la place de Gilardino à l’heure de jeu. Dix minutes plus tard, il marque de la tête sur corner. Un but qui s’avérera important au vu du score final (2-1 pour le Milan). En fin de match, il n’est pas loin de marquer un but époustouflant lorsqu’il dribble deux défenseurs après un sprint du milieu de terrain, mais rate son face-à-face avec Peruzzi. Des débuts prometteurs propices à une belle saison. Ancelotti le titularise plus souvent. Mais plus les matchs passent, plus il a l’air perdu et désorienté sur le terrain. Il rate des occasions faciles, commet des erreurs grossières et son efficacité est vite devenue inexistante.

En deuxième partie de saison, Ancelotti privilégie Kaka’ et Gilardino à la place du buteur brésilien. Le natif de Sao Paulo continue de jouer de temps en temps mais il est devenu totalement hors du coup. En mars 2007, très atteint par l’affaire du kidnapping de sa sœur, il joue sans trop de conviction, le football n’étant plus trop dans ses priorités durant cette période. Deux mois plus tard, sa non-convocation pour la finale de la Ligue des Champions symbolise la terrible fin de son aventure milanaise.

Avec le Milan, Ricardo Oliveira aura totalisé 5 petits buts en 37 matchs toutes compétitions confondues, dont 3 uniquement en championnat. Lors du mercato estival de 2007, il est envoyé à Saragosse sous forme de prêt payant, avant d’y être transféré définitivement pour 11 millions d’euros.

 

 

Killian Picaud



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