Les notes du Napoli face au PSG

Par Loris Meucci publié le 25 Oct 2018

Le Napoli peut nourrir quelques regrets en ayant concédé le nul en toute fin de match au Parc des Princes (2-2), au terme d’une prestation collective aboutie. Toujours 2ème de leur groupe, les napolitains gardent toutes leurs chances de se qualifier. Voici les notes des protagonistes de la rencontre, le barème est italien.

Ospina 6,5 : Quasi impérial sur sa ligne, il a longtemps retardé l’échéance. Une première parade délicate, un face à face gagné et de vigilantes claquettes. Ne peut absolument rien faire sur les deux buts encaissés.

Mario Rui 4,5 : Son apport offensif et son superbe centre pour Mertens ne suffisent pas à compenser ses errements défensifs. Pas toujours suppléé, il est quand même très et trop souvent en retard. Trop court sur son CSC puis trop loin de Di Maria. Des petits mètres qui coûtent grandement cher.

Koulibaly 7 : Copie pleine pour le Sénégalais. Autoritaire, il défend en avançant, jaillit et se trompe rarement. Il n’a pas laissé passer grand monde. Quelques percées balle au pied pour couronner le tout. Patron.

Raul Albiol 6,5 : Plus en couverture que son compère de l’axe, il veille au grain et se montre précieux notamment dans le domaine aérien. Grosse présence dans la surface, il est là où il faut quand il faut.

Maksimovic 6,5 : Le Serbe s’est globalement contenté de défendre mais dans ce domaine il a été impeccable. Solide, présent, rigoureux. Appliqué dans chacune de ses transmissions. Averti sévèrement en fin de rencontre.

Ruiz 6 : Une première période dans le couloir gauche et une deuxième dans l’axe. A l’aise et utile dans les deux rôles. Parfois discret mais souvent juste. A l’origine du deuxième but avec son bel enchaînement crochet-frappe. Une spontanéité à renouveler plus fréquemment.

Hamsik 6 : Le capitaine napolitain a alterné le bon et le moins bon. Il comble rigoureusement les espaces mais est n’oriente pas toujours justement le jeu. Quelques mauvais choix comme cette passe mal inspirée en deuxième période alors qu’une possibilité de frappe lui tendait les bras.

Allan 7 : Un travail colossal au milieu de terrain. Un nombre incalculable de ballons récupérés, arrachés. L’énième duel gagné en fin de rencontre sur Mbappe est un modèle du genre. Tout compte fait c’était une mauvaise idée de lui mettre un petit pont si tôt dans le match, Angel.

Callejon 6,5 : Toujours aussi discipliné et appliqué. Soucieux de ses tâches défensives, il n’a pas été le plus en vue offensivement. Pourtant, son service millimétré pour Insigne vaut son pesant d’or. Remplacé par Rog

Insigne 6,5 : Remuant, il combine bien avec ses coéquipiers. Il est l’auteur de l’ouverture du score sur un très bon appel et une finition tout en touché. Il ne parvient pas à agripper le cadre sur ses deux autres belles situations. Touché aux côtes, il cède sa place à la 53 ème. Remplacé par Zielinski

Mertens 7 : Dès ses premières prises de balles, il met à mal ses adversaires. Il trouve la barre sur sa première opportunité et offre un subtil ballon à Insigne. Il se montre finalement décisif dans les deux surfaces, d’abord en redonnant l’avantage à son équipe tel un renard, puis en revenant tacler de nulle part tel un cabot.

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Zielinski 5,5 : Il entre en jeu lorsque son équipe subit. Positionné dans le couloir gauche, il perd d’abord un ballon dangereux puis apporte par séquence de la maîtrise et de la percussion.

Rog : non noté

Milik : non noté

Ancelotti 6,5 : Un 4-4-2 à plat, un duo d’attaque Mertens-Insigne, un pressing haut en début de match mais un bloc qui évite de se faire aspirer… Autant de choix qui ont permis au Napoli de dominer la première période et de forcer Tuchel à changer son système. Aux retours des vestiaires, l’entrée de Zielinski et le passage en 4-2-3-1 ne permet pas au Napoli de suffisamment tenir le ballon et de sécuriser son côté gauche. Néanmoins, les hommes d’Ancelotti ont dominé la majorité des débats, ont mené deux fois au score, et ont concédé relativement peu d’occasions compte tenu de l’armada offensive du PSG. Carlo a été prudent sans être frileux. Il était à deux minutes près de réaliser un grand coup.

Loris Meucci



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