Les notes du Napoli face au FC Zurich

Par Rémi Falvo publié le 15 Fév 2019

Le Napoli s’est défait tranquillement de Zurich 3-1 à l’extérieur, se mettant dans des conditions idéales pour passer en 8ème de finale. Voici les notes des protagonistes de la rencontre. Le barème est italien.

Meret 6 : En ballotage avec Ospina, c’est finalement le jeune portier Italien qui est titularisé. Si le but était de le juger, on ne peut pas dire que c’était le match idéal. Ses coéquipiers ont tenu dans le creux de leur main les attaquants suisses, ne laissant que quelques rares ballons à Alex Meret. Dommage qu’il subisse une panenka, seul rayon de soleil dans la soirée des suisses.

Ghoulam 6 : Un honnête match de latéral, ni plus ni moins. On put ajouter des corners assez bien frappés. Pour le reste, match assez tranquille pour lui. Remplacé par Luperto

Koulibaly 6 : Qu’il ait été intraitable derrière, cela va de soi. Mais ce soir Koulibaly est tout prêt d’être buteur, de la tête sur un corner de Ghoulam. Dommage, de défenseur-buteur qu’il aurait pu être, on devra se contenter du vrai bon défenseur, qui accomplit sa tâche avec soin.

Maksimovic 6 : Titularisé dans l’axe aux côtés de Koulibaly, il va falloir s’y habituer compte tenu de l’absence prolongée d’Albiol. Ce soir, la prestation du stoppeur est plutôt rassurante. Bien que peu sollicité, ses relances sont calmes et précises, seule facette de son jeu qu’on peut se permettre de juger à l’issue de cette rencontre. Le pénalty qu’il provoque sur une main peu évidente n’est qu’anecdotique.

Malcuit 6,5 : C’est tout naturellement qu’il est devenu le premier choix à droite. D’autant plus si Maksimovic est dans l’axe. Malcuit gagne en assurance, et s’offre une très belle passe décisive à Callejon. De mieux en mieux.

Zielinski 7 : Il a été quelques fois présomptueux et n’a pas toujours fait les bons choix. Mais quelle explosivité! Zielinski s’impose de plus en plus dans cette équipe de Naples, lui et son pied gauche, dont on risque d’entendre parler dans un futur très proche. Son but es le symbole de son état du moment : calme, lucide, tueur.

Ruiz 6,5 : Depuis le « départ » d’Hamsik, Ruiz a pris du gallon. Et du coup on en attend plus. Ce soir, c’est le chef d’orchestre Fabian Ruiz qu’on a vu, et la partition qu’il nous a jouée était pour la plupart du temps d’une justesse incontestable.

Allan 6,5 : Le sale boulot, c’est pour lui. Si les Suisses ont été quasiment inoffensifs, c’est en grande partie grâce à ses efforts non-mesurés, qui caractérisent le jeu de Allan. Remplacé par Diawara

Callejon 7 : Auteur du deuxième but Napolitain, il allie une prestation juste et efficace. Un Callejon sous son meilleur jour.

Insigne 7 : Toujours un plaisir de voir Insigne trouver le chemin des filets. L’âme du Napoli incarnée, Insigne s’est chauffé tout seul en marquant ce but en début de match, le mettant dans une confiance insolente pour le reste de la partie. Remplacé par Ounas

Milik 6 : Passeur décisif sur le premier but de Lorenzo Insigne, le Polonais a su une fois de plus être décisif. Quelque peu maladroit à plusieurs reprises, il passe à côté d’une belle occasion de développer son compteur but.

Diawara 6 : Quelques imprécisions, sa rentrée était la bienvenue histoire de préserver Allan. Il a fait l’affaire.

Ounas, non noté : Peu d’opportunités pour lui, vivement sa prochaine apparition que l’on voie la vraie face d’Adam Ounas.

Ancelotti 7 : Bien que coach d’un effectif nettement supérieur à celui de ses adversaires, rien n’était fait d’avance. Et Ancelotti a su faire rentrer sur la pelouse Zurichoise des joueurs conquérants et impliqués. Face à une équipe qui joue haut, c’est du pain béni. En poussant un peu plus, les azzurri pouvaient en mettre six. Mais intelligemment, le maestro orchestre la gestion du match, et sait préserver ses valeurs sûres comme Insigne et Allan, se souvenant justement que la saison va être encore longue.

Rémi Falvo

Rédacteur



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