Les notes de l’Italie face au Portugal

Par Yacine Ouali publié le 18 Nov 2018

Au terme d’un match plutôt lent et pauvre en occasions, l’Italie et le Portugal se sont neutralisés (0-0). La Squadra se maintient tout de même en Ligue A pour la saison prochaine, tandis que le Portugal se qualifie pour le final four. Voici les notes du match, le barème est italien.

Donnarumma 6,5 : Très peu sollicité, il a bien effectué les quelques sorties qu’il a eu faire en seconde période, et a notamment fait l’arrêt qu’il fallait sur une belle frappe portugaise à la 75ème. Un match tranquille devant son public.

Florenzi 5,5 : Quelconque durant la majeure partie du match, même lorsque l’Italie a dominé, il s’est fait dribbler à quelques reprises par Bruma, mais sans conséquences. Contrairement à l’activité débordante qu’il a à l’AS Roma, il n’a quasiment rien apporté offensivement. Très moyen.

Bonucci 5,5 : Quelques bonnes relances et longs ballons, mais au final une prestation fade à l’image du reste de l’équipe. Il s’est fait sauver deux fois par Chiellini lorsqu’il a laissé des appels passer dans son dos. Rien (ou presque : les sifflets de San Siro) à signaler.

Chiellini 6,5 : Le meilleur sur le terrain. Très bon et attentif défensivement, il a sauvé la maison à quelques reprises et s’est même permis quelques percées dont il a le secret ainsi que quelques jolies passes avec l’extérieur du pied. Une belle manière de fêter sa 100ème sélection.

Biraghi 5,5 : Il n’a pas eu grand chose à faire défensivement face à Silva. À noter quelques montées et débordements intéressants mais annihilés par sa maladresse. Sans saveur.

Barella 5,5 : Dans le tempo lorsque l’Italie dominait, il s’est fait remarquer par la sobriété de son jeu et sa volonté de toujours bien faire jouer ses coéquipiers. Il s’est éteint en seconde période et a parfois oublié de couvrir ses défenseurs sur les quelques actions ayant amené des frayeurs en fin de match. Un match intéressant dans son apprentissage du très haut niveau, mais encore trop tendre.

Jorginho 5,5 : Distributeur éclairé en première mi-temps, il s’est effacé comme ses coéquipiers en deuxième mi-temps. À noter une belle entente avec Verratti et quelques ouvertures qui auraient pu mieux être utilisées. Il peut clairement mieux faire, et l’Italie en attend beaucoup plus de lui.

Verratti 6 : Le meilleur des trois milieux ce soir. C’est par lui que passent toutes les attaques italiennes, et c’est de lui seul que sont venues les quelques actions chaudes, notamment sa passe pour le face à face raté d’Immobile à la 34ème. S’il a disparu comme tout le monde à mesure que le match avançait, il est clairement sur le bon chemin pour définitivement s’imposer comme LE milieu indispensable de cette Squadra. Restent des protestations inutiles à effacer et une certaine tendance à tricoter dont il doit se défaire. Remplacé par Pellegrini à la 80ème.

Chiesa 4,5 : Même Harry Potter a besoin d’une cape d’invisibilité pour disparaître, c’est dire l’incroyable performance de Chiesa. Rien de tel cependant pour l’attaquant de la Viola, dont le statut d’indiscutable peut sérieusement commencer à être questionné. Le potentiel est là, mais il doit murir. Il n’y a strictement rien à retirer de son match. À oublier. Remplacé par Berardi à la 87ème.

Immobile 5,5 : À part son face à face raté à la 34ème minute, il n’a pas été bien servi pour se mettre en avant. Il s’est démené pour le pressing avant de s’éteindre progressivement. Frustrant. Remplacé par Lasagna à la 73ème.

Insigne 6 : Très remuant, il a plusieurs fois déboussolé la défense portugaise en première période, mais a clairement manqué de lucidité pour être réellement décisif. Rien ou peu à se mettre sous la dent en seconde période. Un match, comme sa carrière en Nazionale, en dents de scie.


Lasagna 5 : Une entrée transparente. Pas une action dangereuse, mais à sa décharge la totalité de l’équipe avait déjà baissé de régime.

Pellegrini : non noté.

Berardi : non noté.

Mancini 5,5 : Il a, sur le papier, un onze type très séduisant. Le jeu de sa Squadra reste cependant trop stéréotypé et peu rapide pour déstabiliser les adversaires. Il faudra penser pour le futur à ajouter une corde tactique à son arc ou à faire jouer des joueurs plus provocateurs.

Yacine Ouali



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