Les moments clefs de la saison : AS Roma

Par Luca Dangréaux publié le 14 Juin 2019
de rossi

La Roma ne nous a une nouvelle fois pas déçue cette saison. Défaites cuisantes voire humiliantes, changement d’entraîneur et de directeur sportif, départ controversé d’une légende du club… et tout ça sans atteindre les objectifs sportifs de la saison. Tout va bien à Trigoria. Calciomio revient sur les trois moments clefs de la saison.

Le départ de De Rossi

Daniele De Rossi ne jouera plus sous les couleurs de l’AS Roma et cet événement a bouleversé le football romain dans un premier temps (salué par l’ennemi laziale), italien dans un deuxième temps (honoré par la présence de Buffon en tribune) et mondial enfin (félicité par les plus grands noms de ce sport). « DDR » a vécu une fin de carrière giallorossa bouleversante, d’abord parce que lui ne voulait pas quitter le club. Malgré une saison 2018-2019 frustrante, le Capitano se disait prêt à rempiler pour un an, même sans être payé, même si c’était pour jouer que quelques bouts de quelques matches. La direction avait les idées contraires et en est allée au bout. Ensuite parce-que tout est allé très vite : l’annonce de la décision de ses dirigeants début mai, l’annonce faite à la presse le 14 mai et le dernier match de la saison le 26 mai. Comme deux ans plus tôt pour Totti, l’ultime sortie à l’Olimpico servait davantage à honorer une légende qu’à remporter trois points.

La première semaine de mars

Une fois la phase à élimination directe de la Champions League acquise, les tifosi romanisti avaient les yeux rivés sur la première semaine de mars : Derby della Capitale le 2 et huitième de finale de C1 retour quatre jours plus tard, soit les matches les plus importants de la saison. Cela ne faisait aucun doute, l’AS Roma allait basculer dans l’euphorie ou dans la dépression après cet enchaînement. Et la tartine de Nutella est évidemment tombée du mauvais côté. Les deux gifles reçues par les joueurs de Di Francesco (3-0 pour la Lazio, 3-1 pour Porto) ont eu de lourdes conséquences. Sportivement, on avait compris là que les Giallorossi n’avaient ni le talent ni le mental pour aller chercher une nouvelle Champions League via le championnat. En coulisse, cela a précipité les départs conjugués de l’entraîneur Eusebio di Francesco et du directeur sportif Monchi. L’Espagnol n’avait pas fini son travail (ni son contrat) au club mais le mercato estival 2018 et l’absence de recrue six mois plus tard lui ont été fatals. Remplacer pareil duo en cours de saison n’est jamais bon pour la santé d’un club même si l’interim de Ranieri fut louable. Cet été, les dirigeants doivent tout reconstruire.

L’humiliation de l’Artemio Franchi

Cette saison, la Fiorentina a fini aux portes de la Serie B avec seulement trois points d’avance sur Empoli, premier relégable et n’a remporté que quatre de ses 23 matches de l’année 2019. Au milieu de ça, elle s’est permise d’humilier l’AS Roma en quart de finale de Coppa Italia. Di Francesco avait aligné son équipe-type et avec un palmarès vierge depuis neuf ans, cette compétition est l’objectif logique à chaque début de saison dans la capitale. Au final, Robin Olsen ira chercher le ballon sept fois au fond de ses filets (sur… neuf tirs cadrés de la Viola). La feuille de statistiques de la rencontre est irrationnelle : les Romains ont réalisé deux fois plus de passes, ont 63 % de possession de balles, ont obtenu cinq corners à un mais ont subi 15 frappes et ont donc encaissé sept buts. Après la rencontre, le Mister « demande pardon », parle d’une « prestation honteuse », rejette l’idée d’une démission et assure qu’il va « réévaluer tout son groupe ». Des mots justes mais à cette époque de la saison le mal était fait.

Luca Dangréaux



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