Les joueurs à retenir : Torino

Par Florian Giunta publié le 05 Jan 2019

LES TOPS

Iago Falque : Un destin de bandiera. Les rumeurs de transfert l’été dernier lui ont permises de déclarer son attachement aux couleurs granata et les tifosi le lui ont bien rendu. Mais seules comptent les preuves d’amour alors Iago a prolongé jusqu’en 2022. Sur le terrain, il y a avec lui et sans lui. Son influence ne se mesure pas qu’aux trois buts et deux passes décisives. C’est en trequartista qu’il semble le plus influent, le plus intelligent, le plus percutant mais Mazzarri lui laissera t-il souvent cette liberté ?

Soualiho Meïté : Alors que les joueurs de l’entrejeu sont légion dans l’effectif, Soualiho n’a manqué que deux matchs de championnat. On ne parle plus de déficit d’implication et d’agressivité pour l’ancien Monégasque et Bordelais : il balaie toute la largeur du terrain, commet des fautes et… prend des cartons. A 24 ans, s’il peut encore progresser tactiquement et donner plus de ballons en première intention, Mazzarri ne se séparerait de cette vigie pour rien au monde.

Nicolas N’Koulou : On dit Monsieur N’Koulou. Ministre de la cinquième défense de Serie A. Elle est loin la saison des doutes quand à Lyon le visionnaire Bruno Genesio ne le calculait pas… Son jeu aérien impressionne à raison, tant défensivement qu’offensivement (ses deux buts sont de la tête). Le  Camerounais de 28 ans sait aussi s’y prendre pour faciliter les arrivées des nouveaux joueurs francophones comme Djidji et Meïté. Intraitable avec ses adversaires, incontournable pour ses partenaires.

LES FLOPS

Roberto Soriano : Mi septembre, Roberto, la foi en l’avenir vissée aux crampons, se confiait  : « La Nazionale est toujours un objectif mais cela va dépendre de ma saison ». Sa mi saison c’est onze apparitions (dont quatre de moins de sept minutes), deux passes décisives et un fiasco. Arrivé comme revanchard et polyvalent, il donne l’image – sur la pelouse – du petit garçon perdu dans un supermarché. Il réussit même à vautrer sa communication en likant sur Instagram des messages de Ronaldo et Dybala juste après la défaite de son équipe dans le derby de la Mole ! On le dit sur la route de Bologna… Il est en effet plus proche du stade Renato D’all’Ara que de Coverciano.

Simone Zaza : Le chiffre qui tue : un. Un but en 792 minutes. Arrivé trop juste physiquement et les mains sur les hanches lors de ces premières apparitions, on comprend que Mazzarri ait tardé à l’aligner régulièrement. Le Mister semble s’orienter vers un trident offensif en 3-4-1-2 qui pourrait lui laisser des opportunités néanmoins. Seuls d’exceptionnels matchs retour éviteraient de parler d’accident industriel : prêt payant à 2 millions, obligation d’achat à 12 millions et salaire annuel à 1,5 million d’euros. Oui, les chiffres sont cruels.

Andrea Belotti : Si il gallo n’est pas seul responsable de la relative sécheresse offensive (24 buts), on est contraint de se tourner vers lui, capitaine courage. Trop loin du but adverse souvent car il court, presse, intercepte, tacle… Si cette grinta s’est gravée dans le coeur des tifosi du Torino, elle ne suffit plus. En 19 parties, 7 buts (dont 4 sur pénalty) et 2 passes décisives : insuffisant. On est loin du rythme qui l’avait mené à inscrire 26 buts il y a deux ans. Et c’est inquiétant, non seulement pour ses rêves de Nazionale mais aussi pour ce club qu’il aime tant. Les buts tant attendus sont le chaînon manquant entre le ventre mou du championnat et les places européennes. Rien que ça.

Florian Giunta



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