Les joueurs à retenir : Sampdoria

Par Julien Picard publié le 06 Jan 2019

Les tops

Fabio Quagliarella : En grande forme depuis le début du championnat, Fabio Quagliarella est le grand monsieur de cette phase aller. Buteur sur 9 matchs consécutifs, le vétéran de 36 ans porte son équipe à bout de bras. Influent dans le jeu, à la conclusion des offensives, premier défenseur, il est un véritable capitaine tout terrain, à l’origine de 53% des réalisations de sa formation, et titulaire à 18 reprises sur 19. Il a d’ailleurs récemment prolongé son contrat pour le plus grand bonheur des tifosi. Éternel et indispensable le Fabio, tout simplement.

Joachim Andersen Si la défense a donné satisfaction en phase aller, le viking danois de 22 ans n’y est pas étranger. Avant ce dernier match contre la Juventus, il n’avait pas manqué la moindre minute en championnat. Parfait complément de Tonelli par son style plus soyeux et son intelligence tactique, il s’impose petit à petit comme une valeur fiable. Toutefois, il a montré par séquences une certaine naïveté à l’image des trois matchs consécutifs contre le Milan AC, le Torino et l’AS Roma, avec la bagatelle de 11 buts encaissés. Ayant récemment prolongé avec la Doria, il est désormais lié jusqu’en 2022 : le temps pour lui de continuer à grandir et progresser.

Riccardo Saponara : Contre la Juventus Turin, Riccardo Saponara était à une VAR près d’égaliser quinze minutes après son entrée en jeu. Dans un scénario semblable, il avait déjà égalisé au bout du temps additionnel contre la Lazio (2-2). Malgré un temps de jeu réduit, il parvient par séquences à faire l’étalage de ses qualités techniques, de sa vision du jeu mais aussi de son imprévisibilité, entre son toucher de balle travaillé et ses frappes lointaines lumineuses. Néanmoins, c’est cette même imprévisibilité, irrégularité et imprécision, qui l’empêchent de voir plus haut et de s’imposer dans le XI de Giampaolo.

Les flops

Dennis Praet : Il était une des très bonnes surprises de la saison dernière aux côtés de Torreira. Après une première saison de haut-vol, la reprise, couplée à un retour de blessure, s’est avérée plus compliquée. Le meneur de poche belge ne parvient plus à prendre le jeu à son compte, évoluant soit trop bas, soit trop haut. Comme s’il manquait d’automatismes avec ses compères, sa prise d’initiatives est moindre. Par rapport à son potentiel et ce à quoi ils nous avaient habitué, il est logique que l’on en attende plus de lui. Son mois de décembre et ses deux passes décisives contre Parma vont d’ailleurs dans la bonne direction et témoignent d’une confiance petit à petit retrouvée.

Grégoire Defrel : Son début de saison en fanfare laissaient augurer de bonnes choses pour l’attaquant français, après son échec à la Roma. Néanmoins, malgré des statistiques flatteuses (7 buts), son rendement est insuffisant et irrégulier, au point que Caprari semble désormais lui passer devant dans la hiérarchie. Et pour cause: son apport dans le jeu, entre imprécisions techniques et placement à contre-temps, est faible. Discret et peu trouvé par ses partenaires, il ne se procure que très peu d’occasions par matchs. Pis encore, ses entrées en jeu sont neutres alors que sa vitesse et son pressing dès la première relance parlent pour lui.  Mais c’est trop peu, surtout quand on compare ses performances à celles de son capitaine ou tout simplement à celles d’un certain Duvan Zapata, parti à l’Atalanta…

Jakub Jankto : Le milieu de la formation de Giampaolo éprouve davantage de difficultés cette saison. Et son banc n’apporte que peu de solutions fiables. Un joueur symbolise ce double-constat: Jakub Jankto, le milieu tchèque prêté par l’Udinese. Saponara joue à peine plus que lui, et pourtant lui figure dans la première catégorie.  Mais le Tchèque, malgré 11 apparitions et seulement 2 titularisations en championnat, ne parvient pas à se distinguer ou à se mettre en valeur, incapable de peser sur les événements. Pour preuve, il ne rentre que lorsque le score est déjà acquis, n’a disputé que deux matchs dans leur intégralité, dont celui de Coppa Italia contre la SPAL. Il semble évoluer dans une certaine indifférence, celui dont le talent semblait pourtant scruté au départ. Le fantôme Jankto.

Julien Picard



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