Les joueurs à retenir : Napoli

Par Rémi Falvo publié le 18 Juin 2019

LES TOPS

Allan : On a pris l’habitude de le surnommer « le bulldog », tant son comportement sur le terrain est comparable à celui d’un molosse. Une fois sa cible définie, il ne la lâche pas. Un de ses efforts peut commencer dans ses vingt mètres, et se terminer dans la surface adverse. Mais Allan a confirmé de bien belle manière cette saison qu’il était bien plus que ce soldat-sacrifice. Avoir un joueur tel que le Brésilien dans son équipe revient à jouer un match en supériorité numérique. Il abat le travail de deux joueurs normaux. Le nombre de ballons interceptés, d’attaques arrêtées à lui seul est incalculable. Tout ça, on le savait déjà. Mais cette saison, chaque qualité du milieu de terrain a semblé s’être décuplée. Ce sera difficile pour De Laurentiis de le conserver pour la saison prochaine.

Kalidou Koulibaly : Il est là, le meilleur défenseur de Serie A! Kalidou Koulibaly, tout comme Allan, a explosé cette saison. Les tifosi du Napoli diraient que ses qualités étaient déjà connues, depuis maintenant cinq saisons. Mais là, personne ne peut plus contester que le patron, c’est lui. Même aux côtés d’un joueur d’expérience comme Albiol, il a su s’imposer comme meneur, et montrer que c’est bien lui  qui commande. Lors du match retour face à Liverpool, tout comme contre Arsenal, par contre, il est en-dessous de d’habitude. Ces deux prestations lui valent le sentiment de réserve qu’il peut y avoir à son sujet. Parce que 99% du temps, c’est un comportement irréprochable conjugué avec des actions de jeu dignes des plus grands défenseurs dont il fait preuve.

Piotr Zielinski : Celui dont bien peu de monde parle, et qui pourtant mériterait de faire bien souvent la première page de La Gazzetta dello Sport, c’est Piotr Zielinski. Un peu le couteau-suisse d’Ancelotti, il a évolué aussi bien aux postes de milieu central, milieu latéral, ailier, ou attaquant. La constante, c’est qu’il a toujours donné satisfaction. Nombre de fois, sa force de frappe a débloqué la situation pour ses partenaires. La dernière en date, c’était au San Paolo contre l’Inter. Zielinski grandit. Il y a fort à parier que sa prochaine saison soit comparable à la saison 2018/2019 d’un Allan ou d’un Koulibaly.

LES FLOPS

Raùl Albiol : Un flop, malgré tout. L’opération du genou qu’il s’est déclenchée lui-même à quatre mois de la fin du championnat est malheureuse, car nécessaire pour qu’il puisse poursuivre sa carrière. Mais elle arrive à un moment où on commençait à saturer de voir sans cesse le stoppeur dépassé, en retard, plus dans le coup. Les optimistes pensent qu’il reviendra après son opération à son meilleur niveau. Mais bien plus vraisemblablement, pour le champion du monde 2010, ça sent la fin.

Mario Rui : Mario Rui… C’est tout simplement le bouc-émissaire de la saison « ratée » du Napoli. « Comment veux-tu aller loin avec Mario Rui comme latéral? » entend-on régulièrement à Naples. Ce n’est pas faux. Cette saison encore plus que les précédentes, le Portugais a montré ses limites, surtout dans les matchs à gros enjeux. Une aptitude à supporter la pression très limitée vient s’ajouter à une globale faiblesse tactique, que la volonté et le cœur ne peuvent que trop rarement compenser face à des grosses équipes. Accumulant buts contre son propre camp, et erreurs grossières, il fait tout pour se mettre en lumière sous son plus mauvais jour, quand le monde entier le regarde. Les tifosi n’oublieront pas les matchs face au PSG et à Liverpool.

Simone Verdi : Simone Verdi était une des recrues du mercato estival du Napoli, acheté 24,5 millions d’euros à Bologna. Pour sa première saison en azzurro, Ancelotti lui a accordé pas mal de temps de jeu, proportionnellement à son rendu. Pas mal de secondes chances, donc. Mais difficile de se satisfaire de la saison de l’ailier, quand en 21 apparitions il n’est décisif qu’à quatre reprises : 3 buts et une passe décisive. Très peu pour un attaquant, qui plus est faisant partie d’une équipe qui comptabilise 74 buts marqués cette saison. Résultat des courses, il pourrait servir de moyen de diminution d’un éventuel transfert de De Paul cet été. Bien triste fin.

 

Rémi Falvo

Rédacteur



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