Les joueurs à retenir : Napoli

Par Rémi Falvo publié le 10 Jan 2019

LES TOPS

Kalidou Koulibaly : Impressionnant. C’est le mot qui résume le mieux la première partie de saison qu’a réalisé Kalidou Koulibaly. Le cap est franchi, il fait désormais partie des tous meilleurs défenseurs centraux actuels, à l’échelle mondiale. Classé troisième meilleur joueur africain derrière Mohamed Salah et Sadio Mané, son seul drame de la saison a été de ne pas avoir su neutraliser le premier u classement lors du match face à Liverpool à Anfield, et l’élimination de la Champions League. Il n’en a pas moins dégoûté à lui seul le duo Neymar MBappé, neutralisé Icardi, englouti Gonzalo Higuain. Cris de singes ou pas, Koulibaly reste LA satisfaction Napolitaine de cette première partie de saison.

Fabian Ruiz : Très peu de gens connaissaient ce milieu de terrain espagnol en Août 2018 quand il vient renforcer l’effectif Napolitain en provenance du Betis Seville. Aujourd’hui, il n’est anonyme pour personne qui s’interesse un minimum à la Serie A. Fabian Ruiz a su parfaitement intégrer le rôle de milieu offensif gauche dans le nouveau 4-4-2 mis en place par Don Carlo. Dès ses premières parties, son aisance technique, sa capacité à éliminer impressionnent. Et au fil des rencontres, c’est son intelligence de jeu, et sa capacité à toujours être dans le bon tempo qui séduisent. Très bonne pioche pour le Napoli.

Marek Hamsik : Quand on a 31 ans, les jambes ne sont plus les mêmes qu’à 20. Marek Hamsik le sait, Ancelotti aussi. Celui à qui on a décerné le titre d’ « inventeur de Pirlo » tente le coup double : il repositionne Hamsik devant la défense. La machine a eu du mal à se mettre en route, a capoté plusieurs rencontres. Mais Hamsik est un diesel, une fois lancé, rien ne l’arrête. Lui qui semblait effacé en début de saison, a fait pratiquement oublier qu’il y a un an comme maintenant on embrassait les pieds de Jorginho. Un vrai regista, le régulateur dont le Napoli avait besoin pour son milieu de terrain, parfaitement complémentaire avec Allan, qui lui aussi a réalisé une première partie de championnat monstrueuse.

LES FLOPS

Mario Rui : Si on interroge n’importe quel tifoso Napolitain sur « qu’est-ce qui fait défaut au Napoli en ce moment?« , immanquablement, il évoquera la présence d’un véritable latéral gauche. Mario Rui, bien qu’ayant réalisé la plupart du temps des matchs plus qu’honorables, a une fâcheuse tendance à plomber les siens quand la pression et le niveau montent d’un cran. Son but marqué dans ses propres cages face au PSG, bien que particulièrement malheureux, n’a fait que mettre en lumière le problème. Volontaire, dynamique, travailleur, mais limité.

Raul Albiol : La situation trop souvent vue ces cinq derniers mois, c’est Albiol qui se troue, et Koulibaly qui cavale derrière, et rattrape l’erreur de son compère. Et pourtant, il n’y a pas que du mauvais à tirer de sa première partie de saison, qui fût pour sûr moins mauvaise que l’an dernier. Seulement, il dénote aux côtés du Sénégalais. Il est bien plus lent, relance moins bien, et se trouve souvent impliqué directement sur les buts pris par son équipe. Difficile de croire à une amélioration, quand on sait que le stoppeur espagnol approche maintenant des 34 ans.

Simone Verdi : 24 millions d’euros dépensés par le Napoli pour s’offrir es services de l’ailier offensif en provenance de Bologne. C’est une raison suffisante pour considérer que la première partie de saison de Verdi est un flop : seulement 6 matchs disputés en Serie A. Ca fait 4 millions par matchs, s’il ne jouait plus de la saison. Bien que l’angle de vue soit très réducteur du fait d’une blessure qui l’a empêché de s’exprimer pleinement, Simone Verdi a en tout cas convaincu peu de monde. Et la hiérarchie devant lui n semble pas vouloir baisser de régime, toutes les conditions sont réunies pour qu’il passe une deuxième partie de saison alternant banc de touche et bouts de matchs.

Rémi Falvo

Rédacteur



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