Les joueurs à retenir : Milan AC

Par Théo Cé publié le 08 Jan 2019

Les tops

Suso : Le joueur le plus régulier et le plus dangereux de l’attaque milanaise depuis bientôt 3 ans. L’Espagnol s’affermit toujours un peu plus dans son rôle de patron. Son association avec Higuain s’annonçait prometteuse, ce fut le cas. Suso aura été le pourvoyeur officiel de caviars à destination de l’Argentin, et pointe en tête du classement des passeurs de Serie A (8). Buteur (5) quand il le faut, ses gestes peuvent parfois irriter. Pourtant, sa « spéciale » marche systématiquement, grâce à son touché de balle au-dessus de la moyenne et à sa vivacité. Conscient de son apport fondamental sur le terrain, on lui pardonnera de, parfois, rechercher seul la solution.

Ricardo Rodriguez : Beaucoup plus discret, pas particulièrement spectaculaire, le latéral suisse s’affirme cette saison comme la valeur sûre de l’arrière-garde milanaise. Son manque de vitesse est un handicap dans le football moderne ? Rodriguez compense par un placement toujours assuré, un pied ferme devant l’adversaire, et une sérénité dont n’ont pas toujours fait preuve ses coéquipiers. Il totalise déjà 3 passes décisives, soit une de plus que la saison passée. Précieux.

Tiémoué Bakayoko : Qui aurait cru, en septembre, que Bakayoko devienne l’un des meilleurs joueurs du Milan trois mois plus tard ? En-dessous de tout pendant plusieurs semaines, incapable d’effectuer un contrôle de balle ou la plus simple passe, Bakayoko apparaissait alors comme l’antéchrist du football. Aujourd’hui la métamorphose est stupéfiante : replacé devant la défense, le Gandalf français ne laisse passer personne. La tête toujours haute, il apporte un peu de verticalité et d’audace à un milieu de terrain qui en manque cruellement. S’il maintient ce niveau de jeu, Biglia aura peut-être du mal à reprendre sa place.

Les flops

Hakan Calhanoglu : Des statistiques tout à fait honorables (1 but et 9 passes décisives, dont 6 en Europa League) masquent des prestations globalement catastrophiques. Attendu comme l’un des hommes forts de l’attaque sous Gattuso, le Turc n’a toujours pas commencé sa saison. Quelques bons matchs en 5 mois ne suffisent pas. Ce n’est pas un problème de poste : Calhanoglu peut n’avoir pas les qualités pour jouer ailier, c’est pourtant bien à ce poste qu’il a brillé l’année passée. Au regard de sa carrière et de ses 18 mois sous les couleurs milanaises, ne devrait-on pas conclure que ce joueur est tout simplement inconstant ?

Samu Castillejo : Le Milan a déboursé 25 millions d’euros pour un joueur annoncé comme un des grands talents de l’Espagne, celui qui devait détrôner Suso ; aujourd’hui, cela semble cher payé. Castillejo ne manque ni de qualités, ni d’envie, mais ses faiblesses sont criantes : un physique trop frêle, des difficultés à éliminer son vis-à-vis et à créer des brèches par un dribble ou une passe éclair. À 23 ans seulement, il n’est pas trop tard pour s’adapter aux exigences de la Serie A, mais le chemin est encore long.

Diego Laxalt : Lui était habitué au championnat italien, et sortait de deux bonnes saisons avec le Genoa. Il n’aura pas fait d’ombre à Rodriguez, et n’aura servi à rien en attaque. On le décrivait comme un joueur polyvalent, bon défensivement et vif offensivement. Ce qui est certain, c’est que l’Uruguayen sait courir, et ce vers l’avant ou vers l’arrière. Pour le reste, mauvais en couverture, mauvais au duel, sans inspiration sur le front de l’attaque, son utilité n’a toujours pas été démontrée. Quelques bouts de match auront été son lot durant cette première moitié de saison. Il demeure l’une des seules alternatives sur le banc, mais une alternative d’une bien faible valeur… La marche était-elle trop haute ?

Théo Cé

Rédacteur



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