Les joueurs à retenir : AS Roma

Par Loris Meucci publié le 13 Juin 2019

LES TOPS

Stephan El Shaarawy : A 26 ans, le pharaon semble être arrivé à maturité et vient de boucler son exercice le plus abouti en s’imposant comme une valeur sûre. Meilleur buteur de la Roma en championnat avec 11 réalisations, il a montré tout au long de la saison que le club pouvait, peut être même plus qu’il n’y croyait, compter sur lui. Toujours plus appliqué et impliqué, il a revêtu le costume de sauveur et d’homme providentiel à plusieurs reprises. Aussi décisif par la passe (5), il a su faire briller ses coéquipiers et tirer son épingle du jeu dans un collectif souvent mis à mal.

Antonio Mirante : Certes la supposée doublure n’a joué les premiers rôles qu’en dernière partie de saison. Mais si la Roma a lutté jusqu’au bout pour intégrer le quatuor de tête, c’est en partie grâce à lui. En effet, le vétéran a démontré avoir de bien beaux restes en mutlipliant les arrêts étonnants et en gardant son but inviolé la plupart du temps. A travers ses performances, il a apporté de la solidité à une équipe qui en avait cruellement besoin. La Roma est d’ailleurs invaincue depuis la 30ème journée, date à laquelle Mirante est devenu numéro un.

Aleksandar Kolarov : Le Serbe a une nouvelle fois confirmé qu’il était une référence à son poste. Sa patte gauche a été particulièrement prolifique puisqu’elle a fait trembler les filets à huit reprises cette saison (3 pénalties), de loin son meilleur total. Si lui aussi a connu des matchs sans à l’image de ses compères, Kolarov n’a jamais montré le moindre signe d’abdication. L’AS Roma peut donc encore compter sur son latéral, toujours aussi précieux dans l’animation de son couloir.

LES FLOPS

Robin Olsen : Le Flop de la saison avec un grand F. Boulettes, fébrilité, fébrilité, boulettes. Tels ont été les débuts de Robin Olsen chez les giallorossi. Malgré quelques (trop rares) bonnes copies, le portier suédois n’a jamais été en mesure de relever le défi. Intégration délicate, performances douteuses, une mésaventure qui coûte cher. Définitivement pas taillé pour cette mission, il a fort logiquement fini par perdre sa place et sera sans surprise remercié dans les plus brefs délais.

Javier Pastore : Les utopistes retiendront ses deux superbes talonnades. Les autres retiendront surtout qu’elles auront coûtées 25M. Et autant que l’on puisse apprécier le footballeur qu’est Pastore, ça fait cher la Madjer. Tout aussi cher donc, le pari perdu pour la Roma. A l’aube de ses 30 ans, l’argentin n’a joué que 790 minutes cette saison, gêné de manière récurrente par son mollet. Signe que son physique, tristement célèbre pour sa fragilité, ne semble pas décider à cesser les caprices.

Steven Nzonzi : Auteur de quelques bonnes performances, le champion du monde a malgré tout déçu au vu des attentes placées en lui. L’impact supposé ne s’est pas fait sentir. Ou alors de manière trop sporadique. Son intégration a été péniblement longue et ne semble toujours pas pleinement effectuée. Particulièrement lent et imprécis, le Français a souvent erré sur la pelouse sans grande personnalité. L’Olimpico ne sait donc toujours pas qui est vraiment Steven Nzonzi.

Loris Meucci



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