Les Italiens de Valence

Par Ben Soffietti publié le 18 Fév 2020

Ce mercredi 19 février 2020 restera un jour inoubliable dans l’histoire de l’Atalanta. Pour la première fois depuis sa création, la Dea disputera un huitième de finale de Champions League. En face, un club habitué aux joutes européennes : le Valence CF. Le club du sud-est de l’Espagne possède actuellement deux Italiens et en a vu passer une petite dizaine lors de ces vingt dernières années. Avec plus ou moins de réussite. Présentations.

Amedeo Carboni, légende italienne des Ches

En 2011, les socios de Valence ont composé leur onze historique et ils ont élu dans le couloir gauche de la défense un Italien : Amedeo Carboni.

Carboni a 32 ans à l’été 1997, quand il quitte l’AS Roma après sept saisons pour l’Espagne. Un an avant, il a participé à l’Euro 1996 avec la Nazionale et désire alors découvrir un autre pays.

Entre 1997 et 2006, Carboni écrit les plus belles pages de sa carrière, remportant trois trophées nationaux et une compétition européenne. Dans une équipe composée de légendes, Canizares, Ayala, Mendieta, le défenseur aux 18 sélections commence par soulever une Coupe du Roi, sous les ordres de Claudio Ranieri puis une Liga en 2002. Ce sacre devant La Corogne diminue les immenses déceptions en Champions League. Valence perd deux finales consécutives : contre le Real Madrid (0-3), à laquelle il ne participe pas, puis devant le Bayern (1-1, 4 à 5). Carboni est titulaire mais il échoue, comme Pellegrino et Zahovic, lors de la séance de tirs aux buts, offrant le trophée aux Allemands.

Finalement, en 2004, Carboni soulève son second trophée européen, après la Coupe des Coupes avec la Sampdoria, en 1990. En plus de la Liga, Valence triomphe en Coupe de l’UEFA, battant Marseille en finale, lors de laquelle il devient le plus vieux joueur de la C3. Après 348 parties, dont 77 en coupes européennes, il s’arrête en 2006, en ayant conquis Mestalla.

Ils ont réussi à Valence (ou presque)

A l’été 2004, face à Porto en Supercoupe de l’UEFA, Valence démarre avec trois Italiens. Outre Carboni, Marco Di Vaio est titulaire et inscrit le but de la victoire face aux Portugais (2-1). Arrivé de la Juventus, Di Vaio laisse une petite empreinte à Valence. Le natif de Rome inscrit quinze buts pour sa première saison mais zéro sur la seconde, barré par l’éclosion de David Villa. Il file à Monaco au mercato d’hiver.

Aussi débarqué en 2004, après avoir gagné l’Euro espoirs aux côtés de De Rossi et Barzagli, Emiliano Moretti, dispute cinq saisons et 172 matchs avec le club Che. Latéral gauche, il prend la succession de Carboni, jouant même un quart de finale de Champions League. Il gagne la Coupe du Roi en 2008, contre Getafe (3-1).

Simone Zaza a récemment porté les couleurs de Valence durant 18 mois. Après quelques coups d’éclats, dont un triplé contre Malaga ou un superbe enchainement contre le Real Madrid, il rentre en Italie, en ayant cumulé 19 buts en 59 matchs.

Ils auraient dû faire un autre choix

Lors de la Supercoupe de l’UEFA de 2004, Bernardo Corradi démarre ce match contre Porto, alors que Stefano Fiore la regarde du banc. Les deux joueurs sont arrivés de la Lazio et ne restent qu’une saison, n’ayant pas convaincu Quique Setien, le successeur de Ranieri, limogé en février 2005. Après 29 matchs pour l’attaquant et 24 pour le milieu, ils rentrent respectivement, à Parma et à la Fiorentina.

Passages éclairs pour deux autres attaquants : Cristiano Lucarelli, lors du premier passage de Ranieri. Blessé à de nombreuses reprises, le joueur de 23 ans n’inscrit qu’un but en douze matchs et rate la finale de Coupe gagnée contre l’Atletico en 1999. Francesco Tavano, désiré par Carboni, devenu directeur sportif, est barré par la forte concurrence de Villa, Morientes et Angulo. Après six mois et aucun but, il est renvoyé en Italie en prêt.

Ils sont dans l’effectif actuellement

Alessandro Florenzi est arrivé à Valence cet hiver. Il n’a disputé que deux matchs et écopé d’un carton rouge. Atteint de la varicelle, il devrait manquer le match aller, tout comme Cristiano Piccini, trois fois international, qui est en phase de reprise. Formé à la Fiorentina, il joue depuis 2018 pour les Ches.

Ben Soffietti

Rédacteur



Lire aussi