Les enseignements d’Italie-Finlande

Par Bruno Ianigro publié le 24 Mar 2019

Cette victoire 2 à 0 donnera de l’enthousiasme aux tifosi pour les prochaines échéances. Tant sur le plan du jeu que sur les individualités, de nombreux points positifs sont à mettre à l’actif de la Nazionale.

Le pressing mis en place par Mancini

Pour ce premier match comptant pour les qualifications à l’Euro 2020, Roberto Mancini a souhaité débuter la rencontre de la meilleure des façons. Pour cela, il a décidé de mettre en place un pressing très haut. Les milieux n’hésitent pas à venir presser les défenseurs finlandais et empêcher toute relance construite. L’intensité imposée par les Azzurri va rapidement faire flancher la défense adverse et permettre à la Nazionale de prendre l’avantage. L’équipe a su faire preuve d’agressivité tout au long de la rencontre et a montré un état d’esprit positif. Cependant, au fil des minutes, l’intensité du pressing a baissé et a permis aux Finlandais de se procurer des opportunités de revenir dans la rencontre. Il s’agira d’un point à développer pour les prochains rendez-vous de la Squadra Azzurra et notamment contre des équipes réputées plus solides que cette sélection Finlandaise.

Immobile, volontaire, mais sans succès

S’il conclut sa soirée avec une passe décisive pour le second but italien, Immobile n’a pourtant pas effectué une prestation convaincante. Volontaire au pressing ou encore combatif sur des opportunités italiennes, l’attaquant laziale n’a pas su concrétiser bon nombre de ballons. Ses appels de balles sont bons, mais il semble toujours avoir un temps de retard à la réception de ballons pourtant bien distribués. Son dernier but en sélection remonte au 5 septembre 2017 contre l’Israel et cela semble peser sur le moral du joueur. Remplacé par Quagliarella à la 80e minute, il a pu voir son coéquipier se créer deux véritables occasions. Il semble que le spectre d’un certain Italie – Suède hante encore l’esprit de Ciro. Mancini fait confiance au joueur, mais nul doute qu’une nouvelle prestation décevante contre le Liechtenstein ce mardi, entamera probablement celle-ci.

Kean symbole de la jeunesse italienne

Pour cette rencontre Mancini a fait confiance à Kean sur le coté gauche de l’attaque en l’absence de Chiesa. Et le choix est payant ! À seulement 19 ans, Moïse a démontré qu’il avait la carrure pour les rencontres internationales et venir postuler pour une place permanente dans le 11 de départ. Le Turinois rend une prestation propre. Ses choix sont justes. Il donnera d’ailleurs des frissons à tout le stade à la 12e minute lorsqu’il décide d’accélérer dans la défense finlandaise et délivrer un centre de qualité pour Piccini. Kean a semble-t-il marquer des points aux yeux de Mancini qui n’a pas souhaité le remplacer en cours de match. Son apport physique est d’ailleurs une aubaine pour l’Italie. Capable d’enchaîner les courses, son repli défensif en toute fin de match démontre une énorme volonté de s’impliquer de la part du joueur. Suite à son but plein de sang-froid à quinze minutes du terme de la rencontre, il devient le premier joueur né dans les années 2000 à inscrire un but avec la Nazionale. De bons augures pour la suite.

Bruno Ianigro



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