Les enseignements d’Italie-Bosnie

Par Christophe Malcangi publié le 05 Sep 2020

Italie-Bosnie, voici donc la première rencontre de rentrée pour la Nazionale à la suite de l’explosion de la pandémie de Covid-19, du report de l’Euro 2020 et de la continuité de la Serie A qui aura délaissé des marques de fatigue importantes entre les jambes. La seconde édition de la Nations League nous offrait donc ce défi à Florence, Roberto Mancini alignant une formation pratiquement fidèle à son modèle, à l’exception d’Acerbi qui s’offrait la place de Chiellini au centre de la défense à cause d’une… erreur figurant sur les listes officielles des effectifs ! Si le staff a bien essayé de se dépêcher de rectifier le tir, il a été finalement trop tard d’inverser la tendance en raison de la rigidité réglementaire de l’Uefa et d’un temps trop restreint.

Reprise à faible rythme

Cette analyse de première mi-temps était assez prévisible et inévitable. La première mi-temps s’est ainsi déroulée sur un rythme très bas, sans automatismes. Si quelques éclairs de génie de Sensi ou de Chiesa ont tenté d’illuminer ses 45 premières minutes, la globalité de cette première période fut disputée sans lucidité technique, avec beaucoup de transmissions manquées entre les lignes et trop peu d’opportunités à se mettre sous la dent, quoi qu’il en soit de part et d’autre. Si l’Italie reste sur un petit trot, elle maintient la possession du ballon et essaie de retrouver du galon grâce à l’influence de ses milieux de terrain, cependant sans réussir à créer le danger devant les buts de Sehic. 45 premières minutes rapidement tournées qui induiront Mancini à proposer de nouvelles consignes au retour des vestiaires.

Finalement, le moindre mal

La reprise est donc plus vivace avec beaucoup plus de largeur constatée dans la distribution du ballon, les deux formations s’offrent immédiatement des opportunités mais la Squadra Azzurra reste moins dans son assiette, elle-même apparemment moins dans le rythme. Si Insigne manque le coche en premier lieu, Edin Dzeko ne se fera pas prier en venant s’offrir son 59ème but en sélection à la suite d’un corner bien développé sur la droite. L’Italie prend un coup, et essaie de repartir sur ses fondamentaux. Les Azzurri finissent d’ailleurs par réagir et égalisent dix minutes plus tard sur un tir dévié de Sensi, ce qui sera un moindre mal pour ne pas se galvauder immédiatement dans cette Nations League. A ce titre Insigne a encore fait montre de son influence en offrant une passe décisive, beaucoup d’implication du Napolitain bien que Belotti puis Immobile n’aient pas su se mettre en valeur à la pointe du 4-3-3. Donnarumma a été impliqué de manière positive dans la rencontre, le portier milanais s’est impliqué 3 à 4 fois pour sauver les meubles en fin de rencontre. Les Pays-Bas s’imposent de leur côté face à la Pologne, résultat qui impose à la Squadra Azzurra d’obtenir un résultat à Amsterdam.

Barella et Sensi, pour le positif

S’il fallait tirer des enseignements de cette rencontre de reprise, nous pourrions évoquer sans nul doute les prestations de Sensi et de Barella, qui ont semblé un cran au-dessus de leur coéquipiers. Le second est resté incisif dans le repli défensif et parfois dangereux dans les 30 derniers mètres, le premier démontre encore pouvoir jouer le rôle de protagoniste dans le projet de Mancini. Petit bémol du côté de Pellegrini qui n’a pas l’habitude de couvrir ce rôle de Mezz’ala à l’AS Roma, il lui faudra une période d’adaptation et de prise de mesure. Pas de bavure pour Acerbi qui a assuré en lieu et place de Chiellini, Mancini pourra compter sur lui. Il est quoi qu’il en soit trop tôt pour tirer des conclusions après un retour si brutal sur les terrains, les observations pourront être revues mardi tandis que ce match nul évitera au moins à la Squadra Azzurra de débuter sur un lourd handicap sur la suite de la compétition.

Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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