Les enseignements d’Italie-Arménie

Par Cesco publié le 19 Nov 2019

S’il ne faut pas s’enflammer, difficile d’être pessimiste à la vue de ce qu’a proposé l’Italie pendant cette rencontre face à l’Arménie. Dans cet océan de positivisme suite aux 10 victoires consécutives en qualifications pour l’Euro 2020, voici les principaux enseignements, d’une rencontre qui devra faire date, lorsque l’on parlera de la reconstruction de la Squadra Azzurra, entamée en juin 2018, lorsque Roberto Mancini a pris les commandes.

Un duo d’attaque tout trouvé

Belotti buteur contre la Bosnie, Immobile qui convertit ses deux premières occasions en but face à l’Arménie. Oui l’opposition n’était pas incroyable, mais avoir deux buteurs en confiance fait plaisir. 19 buts en 18 matchs pour l’attaquant de la Lazio, qui revit enfin après un exercice 2018/2019 plus délicat. De son côté, le joueur du Torino n’a pas à rougir de ses stats. Auteur de 17 buts en 21 matchs ce sont deux redoutables buteurs qui seront dans la liste pour l’Euro. Au point de faire oublier un certain Mario.

De l’émergence au bon moment

La question des jeunes s’est souvent posée en Italie. La question de leur niveau également. Beaucoup de doutes sur la génération prometteuse : les Kean, Cutrone, Rugani, Caldara, Locatelli. Au final la lumière est venue d’ailleurs. Di Lorenzo, Tonali, Barella, Chiesa, Zaniolo. Le vivier de talents italiens semble désormais montrer autre chose que simplement des promesses. Si les premiers cités ne trouvent pas de temps de jeu en club, les cinq joueurs d’après sont titulaires … en Serie A ! Un vrai bonheur et une émergence qui comble les tifosi, amers ces derniers temps du manque de jeunesse en Italie. On se rappelle tous de l’Euro 2016 et de l’équipe vieillissante emmenée par Conte en France. Ce temps semble désormais révolu et bien lointain. Pourtant, il n’y a que 3 ans et demis qui séparent cette jeune Italie, de Giaccherini, Parolo et consorts.

Jorginho enfin dans le tempo ?

Agaçant, lent, sans volume et sans intérêt. Voici les principales caractéristiques d’un Jorginho qui n’était plus en odeur de sainteté en Italie. Face à l’Arménie, il a enfin brillé. Alors oui, et c’est pour cela que l’on pose ce « ? » en guise de question, l’Arménie, ce n’est pas l’Argentine, la France ou le Brésil. Il faudra voir ce dont est capable l’oriundo face à des gros morceaux car c’est à ce moment là qu’on a besoin de lui pour prendre des risques. Derrière, ça pousse au balcon avec Sensi et Pellegrini, il ne faudra pas trainer pour montrer autre chose que des passes latérales. Quoi qu’il en soit, sur ce match, le joueur de Chelsea a su faire preuve de vista et d’envie pour délivrer les ballons qu’il fallait à une équipe qui n’en demandait pas tant.

Cesco

Rédacteur en Chef



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