Les enseignements de Turquie-Italie

Par Sébastien Madau publié le 12 Juin 2021
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Soulagement, joie et espoir en l’avenir à l’issue de la rencontre entre l’Italie et la Turquie qui a vu les Azzurri s’imposer (3-0) logiquement face à une Turquie bien timide, visiblement venue à Rome pour jouer le 0 à 0. Au lendemain de cette victoire qui place l’Italie sur de bons rails, plusieurs enseignements sont à tirer. Autant de points d’appui en vue des prochaines rencontres face à la Suisse et le Pays de Galles.

La Squadra est une équipe

Certes, la Nazionale restait sur 27 matchs sans défaite. Mais on était curieux de voir la réaction de ce groupe « Italia » en phase finale de compétition officielle. C’est chose faite pour ce premier match de l’Euro 2020 face à la Turquie. Les hommes de Roberto Mancini, certainement du fait de son influence, ont présenté un véritable bloc-équipe sur la pelouse de l’Olimpico. Les Italiens ont, de manière groupée fait preuve d’une forte (et bonne) agressivité pour récupérer le ballon et étouffer les Turcs, notamment lors de la première demi-heure. Dans l’entre-jeu, Nicolò Barella et Jorginho ont joué les passerelles entre une défense qui repartait bas et les solutions offensives, qu’elles proviennent des attaquants purs ou des incursions de Leonardo Spinazzola. Peu sollicitée, et encore moins mise en danger, il est encore difficile de dire si le casting en défense est le bon. Mais aucun accroc n’est à signaler et plusieurs défenseurs (Spinazzola et Chiellini) ont activement contribué au jeu vers l’avant.

Mancini a l’embarras du choix en attaque

Lors de la publication des feuilles de match, la titularisation de Domenico Berardi, au détriment de Federico Chiesa, en a surpris plus d’un. L’attaquant de Sassuolo (17 buts en Serie A) était donc particulièrement observé. Le pari de Roberto Mancini a été plus que concluant. En effet, Berardi a été incisif, surtout en seconde mi-temps, et une peu plus de concentration et de réussite auraient pu lui permettre de faire trembler les filets. Dans son schéma 4-3-3 au sein duquel Ciro Immobile et Lorenzo Insigne semblent avoir une place assurée, il Mancio possède, en la personne de Berardi, Chiesa et Belotti des compléments de choix. Et de talent. A noter toutefois que si le tableau d’affichage a marqué 3 buts, la victoire face à une Turquie sans jeu, a mis 50 minutes à se dessiner, grâce au but contre son camp de Demiral. En première mi-temps, les Italiens, à l’entrée de la surface, ont eu quelques difficultés à percer le coffre-fort rouge et blanc, cherchant peut-être trop à passer par un trou de souris, plutôt que d’écarter. A garder à l’esprit pour la suite de la compétition.

Bonucci – Chiellini, toujours prêts

Le duo de défenseur de la Juventus était sous le feu des projecteurs. Allaient-ils tenir le coup, ou était-ce la compétition de trop ? Là encore, ce n’est pas face à cette Turquie pâlichonne que B&C ont été mis particulièrement en difficulté. Toutefois, la match sérieux, la volonté d’aller de l’avant, en partant de la défense et des placements de grande rigueur laissent présager de belles prestations et démontrent des automatismes intacts. Si la qualification est acquise dès le deuxième match, peut-être que l’un et/ou l’autre seront mis au repos lors du troisième afin d’appréhender au mieux la suite de ce Championnat d’Europe des Nations, face à des attaquants d’une toute autre facture et détermination.

Sébastien Madau



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