Les enseignements de Lituanie-Italie

Par Grégory Canale publié le 01 Avr 2021
Crédits

L’Italie a clôturé la trêve internationale en s’imposant hier en Lituanie (0-2). Nouvelle victoire sur le même score que face à l’Irlande du Nord et la Bulgarie, sur la route de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Un chemin parfaitement entamé, même si certains aspects sont à corriger en vue de l’Euro cet été.

L’essentiel est fait

C’était le premier objectif et il a été rempli haut la main. La Nazionale entame de la meilleure des manières son parcours vers le Mondial. Trois victoires, neuf points pris sur les neuf possibles. Les coéquipiers de Gigio Donnarumma sont désormais en tête du groupe C des qualifications, profitant du tour de repos de la Suisse. Un plein de confiance primordial avant d’aborder le championnat d’Europe des nations et les prochaines rencontres des éliminatoires. En septembre, les Azzurri feront face notamment aux Helvètes, adversaire le plus redoutable de la poule.

En battant la Lituanie, les hommes de Roberto Mancini ont aussi enregistré un 25ème match sans défaite. Ils égalent ainsi un certain Marcello Lippi, qui avait réalisé cette série entre 2004 et 2006. Seul Vittorio Pozzo, sélectionneur double champion du monde en 1934 et 1938, a fait mieux en collectionnant 30 rencontres sans perdre. Mancini se frotte donc aux plus grands, mais c’est uniquement un trophée international qui pourrait le placer réellement dans leur sillage. Depuis qu’il en a repris les rênes, le Mancio a redonné une fierté à l’Italie. L’entraîneur l’a tiré des bas-fonds pour l’emmener aujourd’hui à la septième place du classement FIFA.

Un ennemi : le rythme

Passé l’enthousiasme d’une Nazionale victorieuse et ayant assuré l’essentiel, il faut reconnaître qu’elle a été plutôt poussive durant cette trêve internationale. Mis à part la première mi-temps face à l’Irlande du Nord et quelques bribes de matches par-ci par-là, la Squadra Azzurra n’a pas été flamboyante dans le jeu. Chose plutôt à contre-courant par rapport à ce qui avait pu être proposé pendant la dernière Nations League, avec une équipe entreprenante et portée vers l’avant. À l’instar des deux premières rencontres, l’Italie n’a pas su mettre de rythme dans le contenu face à la Lituanie, malgré une possession de balle largement à son avantage.

Aucun problème face à des nations plus faibles, mais qu’en sera-t-il dans des duels plus âpres, notamment à l’Euro 2021 ? Difficile de se muer en devin. Mais force est de constater que le souci a été visible chez d’autres grandes sélections durant cette trêve internationale. Beaucoup de joueurs ont manqué de jus, dans ce calendrier pléthorique dicté par la crise sanitaire du Covid-19. Peut-être faut-il chercher aussi une explication dans le large turnover pratiqué par Mancini. Difficile de prendre rapidement le jeu à son compte quand les interprètes changent à chaque représentation. Enfin, la Nazionale a dû faire face également à des sélections qui refusaient de se dévoiler et qui jouaient regroupées derrière.

À revoir : l’efficacité devant le but

Le secteur défensif a été à son avantage pour l’entame des éliminatoires. Face à la Lituanie, les Italiens ont enchaîné un sixième match sans encaisser de buts. Derrière les titulaires Chiellini-Bonucci, complétés d’Acerbi, le jeune duo Bastoni-Mancini a donné du répondant. De bon augure pour l’Euro 2021 et la suite du parcours en qualifications. Mais à l’opposée, le poste de n°9 a plutôt inquiété. Contre la Lituanie, le secteur offensif, incarné par Ciro Immobile, a fait preuve de déchets devant le but adverse. Selon les statistiques de l’UEFA, les Azzurri ont effectué 29 tirs, dont 11 cadrés, pour un maigre total de deux buts. Et l’une des réalisations a été transformée sur penalty.

Malgré deux pions pour le soulier d’or européen et un pour Belotti, ni Immobile, ni le Gallo ne se sont mis en valeur pendant cette trêve internationale. Preuve que le chantier reste ouvert en attaque à seulement quelques semaines de l’Euro. La concurrence n’a pas pu de surcroît se montrer. Kean et Caputo sont vite rentrés à la maison, minés par des pépins physiques. Il est probable que le Parisien, en réussite au PSG, soit testé avant l’Euro. L’Italie recevra en amical Saint-Marin le 28 mai et la République Tchèque le 4 juin. Le compte à rebours commence.

Recevez chaque jour les actus du foot italien dans votre boîte mail.

Inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter quotidienne (gratuite)

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Grégory Canale

Rédacteur



Derniers articles