Les enseignements de Belgique-Italie

Par Ben Soffietti publié le 03 Juil 2021
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Elle l’a fait ! La Nazionale a vaincu la Belgique et retrouvera l’Espagne en demi-finale de l’Euro 2020 mardi prochain. Tous les observateurs attendaient au tournant les hommes de Mancini face à une sélection de très gros calibre : ce soir, les Azzurri ont répondu présents en battant les Diables Rouges, premier au classement FIFA. Dominatrice une grande partie du match, la Squadra Azzurra a inscrit deux buts par Barella et Insigne. La réduction du score de Lukaku sur pénalty a fait vivre à tous les tifosi une deuxième période électrique et interminable mais la qualification est là !

Victoire référence et retour dans le dernier carré

Contre la Belgique, la Nazionale se confrontait enfin à cette grande opposition. Et ce soir, nombreux observateurs ont pu constater qu’elle n’est pas bonne uniquement contre les équipes que l’on peut considérer comme d’un niveau inférieur. Et mieux encore, la Squadra Azzurra a dominé la Belgique, techniquement et dans l’intensité. Hormis en contre, en début de partie, la Nazionale n’a rien laissé aux Diables Rouges. Les Azzurri ont fait preuve, à l’exception d’Immobile, d’une immense justesse technique. Le trio Jorginho-Barella-Verratti a totalement dominé le milieu belge, ne laissant que des miettes à De Bruyne et consorts. En dedans contre l’Autriche, Barella était de retour à son meilleur niveau, avec un but somptueux et le regista a, quant à lui, livré ce soir sa plus belle partition avec le maillot italien.

En défense, la paire bianconera a offert une prestation XXL : Lukaku n’a eu que quelques opportunités, mais dans l’ensemble, Chiellini et Bonucci ont avalé Big Rom’, se permettant d’être très justes dans la relance. Et lorsque les deux compères ont été dépassés, ils ont parfaitement été suppléés par Donnarumma, brillant sur deux parades et sur des sorties qui ont soulagé sa défense. Enfin, Insigne, avec Spinazzola (voir plus bas), a fait d’énormes différences et la frappe enroulée du Napolitain a mystifié Courtois : il est logiquement élu homme du match.

La Nazionale est donc en demi-finale. Une performance que n’avait plus réalisé cette équipe depuis l’Euro 2012. Après avoir éliminés l’Angleterre, les hommes de Cesare Prandelli étaient arrivés en demi-finale de la compétition et même en finale où ils avaient subi la loi de la Roja. Une équipe d’Espagne que Chiellini et ses compères retrouveront dès mardi pour une place en finale.

La victoire du groupe et du coeur

Depuis le début de la compétition, les hommes de Roberto Mancini ont démontré à chaque rencontre la force du collectif. Les joueurs se battent ensemble, les uns pour les autres, se félicitent, s’encouragent. Ce soir encore, ces images ont été nombreuses : sur les arrêts importants de Donnarumma, quand Di Lorenzo concède le pénalty ou suite au sauvetage de Spinazzola.

Si contre l’Autriche, les Azzurri ont été fortement bousculés en seconde période, ce soir, ils ont démontré avoir retenu la leçon. Avec du coeur, de l’envie, de l’engagement dans chaque action, la Nazionale ne s’est jamais désolidarisée. Elle a remis le pied sur le ballon après la pause et en fin de match, quand la pression se fit plus forte, les joueurs ont oeuvré collectivement pour préserver cette victoire. Et comme toutes les équipes qui vont loin dans les grandes compétitions, la Squadra Azzurra a eu sa part de réussite, de chance, au moment où Spinazzola sauve de la cuisse un tir à bout portant de Lukaku.

Spinazzola : blessure, larmes et coup dur

Le dernier enseignement de la rencontre est beaucoup moins réjouissant pour les amoureux de la Nazionale. Intenable depuis le début de la compétition, Spinazzola s’est blessé au tendon d’Achille à dix minutes du terme, sortant sur civière. Chaudement applaudi, le joueur de l’AS Roma a quitté le terrain le visage entre les mains et il ne verra pas la suite de la compétition. Un véritable coup dur pour Mancini puisque le couloir gauche, composé de Spinazzola et Insigne, a été à l’origine de nombreux déséquilibres dans la défense belge, de par ses combinaisons, ses dédoublements et de par la complémentarité qui lie les deux hommes. Emerson sera sans doute titulaire contre l’Espagne : le défenseur de Chelsea devra se sublimer pour être à la hauteur !

Ben Soffietti

Rédacteur



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