Les coqs de la Fiorentina, entre satisfactions et déceptions

Par Tristan Pubert publié le 04 Nov 2018

Avec pas moins de six joueurs français (auparavant sept mais Dabo est désormais un international burkinabé) dans son effectif, la Fiorentina est le club italien disposant du plus grand nombre de joueurs tricolores. Un nombre très important qui s’explique par le fort intérêt que porte la direction du club toscan au football français, un intérêt qui ne date pas d’hier puisque de nombreux joueurs français ont porté cette tunique violette, le plus célèbre restant le portier Sebastien Frey. Une Viola à l’accent «cocorico» mais avec des contrastes : si certains s’épanouissent pleinement dans l’équipe de Pioli, d’autres rencontrent de nombreuses difficultés à s’y imposer. Un contraste assez important qu’il est important d’expliquer

Les éléments essentiels de cette Viola

Dans son onze titulaire, Stefano Pioli mise énormément sur ces français. Parmi eux, deux sont des titulaires indiscutables à savoir Alban Lafont dans les buts et Jordan Veretout au milieu de terrain. Si le premier, Lafont est encore très jeune et découvre peu à peu le calcio, il s’est très rapidement imposé comme le portier titulaire de cette Viola. Quelques doutes persistent certes dans son jeu au pied mais le gardien formé à Toulouse reste impressionnant sur sa ligne, capable de sortir de nombreuses parades réflexes (comme face à Dzeko ou Zaniolo hier). Pour un total de neuf matchs disputés cette saison, Lafont a réalisé trois cleen-sheets, des statistiques honorables avec l’aide aussi de sa défense.
Pour Veretout, est-ce vraiment utile de le présenter? Pas vraiment. Depuis son arrivée à l’été 2017, le milieu formé à Nantes impressionne par son niveau et sa régularité, il en est désormais un cadre et un élément essentiel de cette Fiorentina. Un milieu complet qui fait le bonheur des tifosi florentins.

 

Avec respectivement 766 et 784 minutes disputées, Lafont Veretout sont des véritables cadres de cette Fiorentina ( WhoScored) – Statistiques pré-match contre l’AS Roma.

Eysseric, la petite surprise

Les deux premiers joueurs évoqués, Lafont et Veretout sont des titulaires indiscutables de cette Viola, mais un autre joueur français s’impose de plus en plus dans cette Fiorentina, c’est l’ancien niçois Valentin Eysseric. Après un exercice 2017-2018 complètement manqué de sa part, Eysseric en a surpris plus d’un en ce début de saison. Pioli en a même fait un de ses titulaires lorsque Pjaca n’était pas au niveau et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Eysseric n’a pas déçu et a même été très bon. Désormais un remplaçant ou une alternative à Chiesa et Pjaca, le natif d’Aix-En-Provence se montre plutôt bon lors de ses entrées en jeu. Eysseric est donc aussi un élément important de cette Fiorentina avec un rôle de joker, permettant de donner un second souffle à cette équipe dans les fins de matchs, un réel atout. Auteur d’une passe décisive, Valentin Eysseric a su convaincre son entraineur qui, pour rappel, souhaitait s’en séparer lors du dernier mercato estival.

Laurini et Théréau, le doute s’installe

Si de nombreux joueurs français s’épanouissent pleinement en Toscane, pour d’autres cela semble beaucoup plus compliqué. Vincent Laurini lui est arrivé à la Fiorentina lors du mercato estival 2017 et il vit pour le moment une saison délicate. Évoluant au poste de latéral droit, l’ancien joueur d’Empoli dispose d’un maigre temps de jeu (un seul match disputé depuis le début de saison) notamment à cause d’un Milenkovic, le titulaire à son poste qui est régulier et complet. Délicat pour celui qui était une révélation du temps d’Empoli.

Si au cours de cette saison il devrait avoir du temps jeu pour faire souffler le titulaire serbe, le Français espérait sûrement un autre rôle au sein de cette Viola, cette dernière a en plus levé l’option d’achat pour ce joueur l’été dernier. Pioli l’utilise comme rotation à Milenkovic, un rôle que ne doit pas forcément accepter le joueur formé à Sedan. Une situation à suivre.

Pour Cyril Théréau, c’est une situation encore plus difficile. Pareil que son compatriote, il arrive à Florence lors de l’été 2017 et treize mois après son arrivée, le bilan est médiocre. Certes la saison passée, l’ancien joueur du Chievo a disputé 23 matchs toutes compétitions pour huit réalisations, il n’a jamais vraiment convaincu son entraîneur Pioli. La preuve cette saison Théréau n’a disputé tout simplement aucune minute sous le maillot florentin. Avec pourtant un Simeone en pointe qui traverse une moins bonne période, Théréau aurait pu avoir sa chance mais Pioli ne semble pas du même avis. A désormais 35 ans, le natif de Privas aurait tout intérêt de trouver un nouveau point de chute si il ne veut pas voir sa fin de carrière se finir sur une mauvaise note car il faut le dire, le Francais s’enterre à Florence.

Koffi, un jeune talent à surveiller

Il est aussi important d’évoquer le dernier français de cet effectif, sans doute le moins connu Christian Koffi. Âgé de 18 ans, il est arrivé cet été en provenance de Monaco. Un joueur encore très jeune qui apprend petit à petit le football italien, évoluant au poste d’ailier droit. Pioli ne l’a pas encore utilisé mais le natif de Paris s’entraîne régulièrement avec l’effectif professionnel et joue le week-end avec la Primavera où il a disputé cinq matchs pour un but et une passe décisive, des statistiques honorables. Koffi s’épanouit pour le moment avec la Primavera florentine où il est un élément important. Les dirigeants florentins ne veulent pas brusquer les choses avec le jeune française. Une chose est sure, il est bourré de talent, un joueur à suivre de très près donc.

Ici le premier but de Koffi avec la Primavera de la Fiorentina :

 

Tristan Pubert

Rédacteur



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