Les carnets de note de l’Euro : Lorenzo Insigne, c’était maintenant ou jamais

Par Teo Contu publié le 19 Juil 2021

La trentaine passée depuis quelques jours, Lorenzo Insigne abordait cet Euro à la croisée des chemins de sa carrière. Il venait de boucler une saison plus que prolifique (19 buts en 35 matchs, le meilleur total de sa carrière), mais il se devait de prendre ses responsabilités avec cette Nazionale, pour la première fois dans une grande compétition. Et il semble que cette prophétie se soit réalisée.

La montée en puissance jusqu’à la Belgique

Lors du match d’ouverture face à la Turquie, Lorenzo Insigne réalise une première mi-temps à l’image de son pays : stressé. Le Napolitain se libère en seconde période et y inscrit alors son premier but de la compétition, d’une frappe enroulée. Sur ses 90 premières minutes, on peut entrevoir un début d’entente avec Spinazzola sur le couloir gauche. Insigne attire le jeu sur son côté, et c’est tout sauf un hasard. Son rôle de leader technique se dessine progressivement.

Face à la Suisse, Insigne va jouer 70 min, sans pour autant trouver la faille. Il laisse sa place à Toloi, Mancini voulant passer à une défense à 3 pour finir la rencontre face aux Helvètes. Préservé, le numéro 10 ne disputera pas la rencontre face au Pays de Galles. À l’issue de cette phase, l’Italie semble avoir trouvé son leader technique devant, bien en place sur son côté gauche. Et la compétition bascule vers les matchs à élimination directe…

Face à l’Autriche, Lorenzo Insigne va jouer 110 minutes. Quasiment 2 heures de jeu où il ne marquera pas certes (son coup-franc à la 103ᵉ minute est magnifiquement enlevé de la lucarne par Bachmann), mais où il aura énormément pesé sur la défense autrichienne. C’est lui qui délivre un caviar à Acerbi dans la surface, avant que Pessina ne reprenne la balle et s’en aille marquer le deuxième but italien.

Les quarts de finale ou le déclic d’un homme

Vient alors le tour de la Belgique et le Partenopei de cœur va se déchainer. Dans un match où il aura dégoûté la défense belge pendant 90 min, il s’offre même le but d’une vie. Un rush de 40 m, où il efface Youri Tielemans et vient enrouler son ballon à l’entrée de la surface pour faire le break face à la Belgique. Il sortira à 10 minutes de la fin de la rencontre, sous les applaudissements de l’Allianz Arena.

Le match face à l’Espagne est sans doute la rencontre où l’Italie a été la plus malmenée. Largué en première mi-temps, Insigne n’a pas échappé à la règle. Mais dès le retour au vestiaire, il se réveille et commence à porter cette Nazionale. À la 60ᵉ minute, sur un centre mal dosé de Jordi Alba et capté par Gigio, l’Italie part de l’avant. Insigne reçoit le ballon sur son côté gauche à la ligne médiane, et il lance Ciro Immobile dans la profondeur. Dos au but, le laziale parvient à la donner à Chiesa, qui frappe… et ouvre la marque.

Face aux Anglais, Insigne aura livré une performance plus délicate. À l’origine de plusieurs pertes de balles en première mi-temps, il aura manqué de finesse devant le but en seconde période. Comme face à l’Espagne, il est remplacé par Belotti et ne participe donc pas à la séance de T.A.B. Ce match est peut-être le seul point noir de son Euro. Difficile cependant de lui en tenir compte, lui qui a tant donné sur les autres rencontres.

Ses notes*

Phases de poules : 6,5

Phase à élimination directe : 7

Finale : 5.5

Moyenne : 6,5/10

Son but face à la Belgique restera dans la mémoire des Italiens pendant un petit bout de temps. Précieux dans son rôle de faux 9 lorsque Ciro n’y arrivait plus, Insigne boucle un Euro où il aura su se rendre utile à deux postes. Mais l’été n’est pas encore fini pour le natif de Frattamaggiore, qui va s’entretenir avec le Napoli dans les jours à venir (il ne reste plus qu’une année de contrat, et il n’a toujours pas prolongé dans son club de cœur NDLR).

*Le barème est italien

Teo Contu

Étudiant en L3 Info-Com. Passionné de foot depuis le berceau et supporter du Milan AC



Lire aussi