Le violoniste ne jouera plus… Ciao Gilardino !

Par Maxime Charpotier publié le 25 Sep 2018

Ils ne sont désormais plus que quatre… quatre survivants de cette fantastique aventure de 2006 qui avait conduit la Nazionale à son sacre de Champion du Monde. Gianluigi Buffon, Andrea Barzagli, Cristian Zaccardo et Daniele De Rossi deviennent les derniers champions en activité. Car de son côté, le violoniste a décidé de s’arrêter… Alberto Gilardino raccroche les crampons à 36 ans alors qu’on l’attendait pour un énième challenge à Piacenza. Comme s’il ne devait jamais s’arrêter de jouer… et de marquer. C’est donc avec une pointe de nostalgie qu’il faut dire au revoir (et non adieu) à ce grand buteur qui mérite bien quelques éloges avant de se lancer dans de nouvelles aventures.

De Parme à Berlin : la consécration

Après des débuts en pro dès 1999 à Piacenza puis à l’Hellas, c’est bien à Parma qu’Alberto va faire ses preuves. Une véritable éclosion sous les ordres de Cesare Prandelli qui va gonfler ses stats : 50 pions en presque 100 rencontres et 3 saisons.
De quoi taper dans l’œil de Carlo Ancelotti, alors coach du Milan AC, qui va demander à son club de débourser 25M€ pour s’offrir cet attaquant dans le vent. Opportuniste, tueur devant le but et bon de la tête : un cocktail qui permettra rapidement à Gilardino de devenir l’un des attaquants les plus prolifiques. Suffisamment pour connaître rapidement ses heures de gloire avec son club mais aussi son pays. Coté Nazionale la consécration arrive en 2006 avec la Coupe du Monde en Allemagne. Buteur en phase de groupe il réalise surtout la petite passe qui va bien au bout du bout de la rencontre face à l’Allemagne en demi-finale pour permettre à Del Piero d’envoyer l’Italie en finale. Il rentre donc à Milan avec une nouvelle ligne à son palmarès, sans doute la plus prestigieuse. Mais pour faire taire un peu plus ses détracteurs, qui l’accusaient souvent d’être trop peu décisif, Gilardino va également remporter la Champions League. C’est avec Milan en 2007, après avoir planté un but contre Manchester United en demi-finale, qu’il va atteindre une nouvelle fois les sommets. De quoi marquer les esprits malgré un passage chez les rossoneri mi-figue mi-raisin. Sa dernière saison au club est moins joviale. Il ne parvient plus à convaincre, et laisse sa place au jeune Pato pour filer à la Fiorentina où il fera à nouveau parler la poudre.

L’envie de jouer, l’amour du but

De retour sous les ordres de Prandelli, Gilardino enclenche à nouveau la machine à buts. Il tourne à une vingtaine de réalisations par saison et fait les beaux-jours de La Viola dans son style de toujours. Certainement pas l’attaquant le plus technique de Serie A, ni le plus agréable à voir jouer, il reste pourtant un buteur froidement efficace. Commence ensuite sa période de va-et-vient qui le voit jouer le buteur attitré dans la plupart des clubs en Italie : Genoa, Bologna, Empoli, Pescara, Palermo, Spezia, avec plus ou moins de réussite Gilardino va continuer à faire trembler les filets du nord au sud de l’Italie. Sans aucun doute porté par l’amour du but, son envie de jouer va le pousser à chaque fois se challenger. Sa seule folie restera certainement ce petit passage en Chine au Guangzhou Evergrande mais on lui pardonnera sans mal vu l’amour qu’il a donné à l’Italie. L’heure du bilan a donc sonné : 273 buts, 12 clubs et 643 matchs en Italie plus tard, le violoniste (du fait de sa célébration atypique), tire sa révérence pour devenir coach. Ciao Alberto et à bientôt. Son image restera à jamais gravée au sommet de la quatrième étoile des azzurri. Les tifosi ne l’oublieront certainement pas.

Maxime Charpotier

Rédacteur



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