Le Spezia Calcio et sa belle série

Par Ben Soffietti publié le 25 Fév 2020

Élu équipe du mois de janvier de Serie B par Calciomio, le Spezia Calcio a étendu sa série d’invincibilité au mois de février, occupant la troisième place du championnat, avant d’affronter le leader Benevento, ce samedi 29 février. Invaincus depuis mi-novembre, les Aquilotti auront à cœur d’accrocher les hommes de Filippo Inzaghi qui survolent cette saison. Mais quelles sont les armes de l’ASC ? Comment le club a-t-il réussi à se retrouver dans la course à la montée après des débuts chaotiques ?

Un parcours inimaginable au début de l’automne

Au début de cette dernière semaine de février, le Spezia Calcio totalise 41 points après 25 journées : le club situé en Ligurie n’a plus perdu depuis le revers concédé sur la pelouse de Pisa (3-2). Depuis le 24 novembre 2019, les Aquilotti ont enchaîné une série de treize matchs sans défaite, enregistrant même huit succès.

Donc, 29 des 41 points ont été pris lors des treize derniers matchs, contre seulement 12 après les douze premières sorties. En début de saison, le club a connu une traversée du désert avec deux mois sans victoire. L’Aquile semblait être voué à jouer le maintien toute la saison… Jusqu’au déclic lors du succès contre Frosinone, qui évoluait l’an passé en Serie A. Depuis, aucune défaite à signaler et une remontée de la zone rouge directement sur le podium.

Une atmosphère de confiance

Cette série d’invincibilité est à mettre à l’actif des joueurs, de l’entraîneur et de la direction du club. En effet, le technicien Vincenzo Italiano, qui est arrivé en juin 2019, après une promotion décrochée en Serie C avec Trapani, n’avait jamais entraîné à ce niveau. Il aurait pu ne pas survivre à un début de saison chaotique mais le président Volpi a préféré lui maintenir sa confiance, pour la suite que l’on connaît.

Petit à petit, le technicien de 42 ans a réussi à peaufiner son système de jeu en 4-3-3 et à insuffler sa philosophie basée sur « le sacrifice, la cohésion et l’amusement », comme il le déclarait à TuttoMercatoWeb. Ce climat positif leur permet de renverser des situations compliquées, comme s’imposer après avoir été menés au score, comme contre Cremonese (3-2) ou Ascoli (3-1). Interrogé après cette dernière victoire, Italiano confiait « J’ai vu ce groupe souffrir au début du championnat […] et maintenant, je ne peux qu’être content de voir le sourire sur les visages de tous mes garçons. »

Il a su trouver ses cadres. Après avoir titularisé Krapikas dans les buts en début de saison, il a préféré ensuite Simone Scuffet (23 ans). Le portier formé à l’Udinese s’y est relancé. Autre homme clé, le défenseur Elio Capradossi (23 ans), formé à l’AS Roma, qui a disputé 24 des 25 matchs de son équipe. Au milieu, Italiano peut s’appuyer sur Maggiore (22 ans), auteur de sept passes décisives, dont trois contre Ascoli. Enfin, devant, l’ASC compte sur Ragusa (29 ans, sept buts), Federico Ricci (25 ans, trois buts et trois assists) et Gyasi (26 ans, quatre buts et deux assists), ainsi que N’Zola, arrivé cet hiver de Trapani, où il a connu Italiano, et déjà auteur de quatre matchs en six buts.

Une montée historique possible ?

La série de treize matchs sans défaite, dont cinq victoires consécutives, s’est poursuivie samedi dernier contre Trapani (1-1). Ce nul, avant le match à Benevento, pourrait mettre en avant les limites de cette équipe. Mais au rythme de 2,23 points par match depuis fin novembre, le Spezia Calcio pourrait prétendre à la montée.

Il y a tout de même des éléments favorables puisqu’à l’exception du match aller contre les Giallorossi, l’Aquile s’est imposée cinq fois en huit confrontations contre des équipes concurrentes (de la seconde à la septième place). Ils sont capables de gagner face à des rivaux pour la montée, à l’image des victoires récentes contre Pordenone (1-0) et à Crotone (2-1). Le danger pour Italiano et ses joueurs sera de rater la deuxième place et de passer par des barrages généralement compliqués.

Mais en attendant, les 92 000 habitants de La Spezia espèrent une issue favorable à cette saison, puisque la ville n’a plus goûtée au parfum de l’élite depuis 1925.

Ben Soffietti

Rédacteur



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