Le Duel : Pazzini VS Icardi

Par Cesco publié le 05 Fév 2016

Le DuelLe facteur « clutch« 

Mot souvent utilisé en NBA pour décrire un joueur décisif pour son équipe, il irait à ravir à Mauro Icardi. Oui, le capitaine de l’Inter est « clutch ». Cette saison, sur les 9 buts qu’il a inscrit en Serie A, 4 se sont avérés décisifs et ont ramené les 3 points dans la besace de l’Inter : les 1-0 face au Chievo, Bologna et Empoli et l’ouverture du score lors du 4-0 infligé à Udinese. Quand Maurito ne marque pas, l’Inter galère. Cela s’est particulièrement vérifié lors d’un mois de janvier désastreux où l’Argentin n’a pas brillé. Mais en 2016, les nerazzurri n’ont certes que 2 victoires, mais elles sont obtenues par un seul homme : Icardi.

Giampaolo Pazzini n’est pas en reste. Si son début de saison avec l’Hellas fut laborieux, l’ancien international italien retrouve des couleurs depuis quelques semaines. Sur les 4 derniers matchs, il marque 3 fois et pas pour rien. En effet, ces 3 buts valent de l’or pour un Hellas qui a grand besoin de points. Deux égalisations salvatrices contre l’Udinese puis l’AS Roma et surtout, le but de la victoire face à l’Atalanta pour offrir enfin 3 points aux gialloblu dans les dernières minutes du match. En 2016, Pazzini est indispensable à son équipe et affiche un début de régularité. Sans lui, l’espoir de maintien serait déjà bien bien loin.

Match nul

Seulement buteur ?

Étiqueté numéro 9 à l’ancienne par les observateurs, Mauro Icardi n’en est pas moins très altruiste. Décrochant souvent pour participer au jeu, il n’hésite pas dans le 4-3-3 de Mancini à libérer des espaces pour ses coéquipiers sur les ailes. Il créé également beaucoup d’occasions pour ses partenaires malgré le fait qu’ils n’arrivent pas à la mettre au fond (18 occasions créées mais 1 passe décisive). Son jeu en pivot cependant, bien qu’excellent, ne lui offre que rarement le plaisir de bénéficier de fautes à son égard (seulement 23 obtenues) afin de soulager son équipe. Enfin, Maurito n’hésite pas à revenir donner un coup de main en défense quand son équipe en a besoin. La palette est au final très complète !

Pazzini est également un buteur à l’ancienne comme on en fait plus. Doté d’une moins bonne technique que son homologue interiste, il se montre moins à l’aise lorsqu’il s’agit de transmettre le ballon. Ses 4 occasions crées pour ses partenaires seulement depuis le début de la saison témoignent d’un certain manque de polyvalence. Si son rôle de buteur semble primer avant tout dans son jeu, dos au but en revanche, il se montre plus à son avantage que le capitaine interiste faisant jouer sa roublardise et son expérience pour gratter quelques fautes bien utiles (38) afin de sortir son équipe d’un pressing compromettant.

Vainqueur : Icardi

Le mental avant tout

Dans un match où les occasions de but ne devraient pas manquer, Icardi aura la lourde tache de faire trembler les filets, chose que l’Inter ne réussit pas souvent ces derniers temps. Cette responsabilité, le jeune attaquant l’endosse sans souci et n’hésite pas à monter au créneau pour afficher sa confiance en lui : « Si je reçois un bon ballon, je marque« . Alors qu’il aurait pu plonger dans le doute après son penalty loupé lors du derby, il a réagi de la plus belle des manières en inscrivant le but de la victoire face au Chievo 3 jours plus tard. Solide comme un roc.

Pazzini a prouvé aussi qu’il savait rebondir. Alors qu’il était au fond du trou au Milan AC, il se relance au Hellas sans broncher et retrouve petit à petit un très bon niveau. En arrachant la victoire dans les dernières secondes face à l’Atalanta, il montre qu’il n’a rien perdu des qualités de combattant qu’on lui connait depuis le début de sa carrière. Plein d’abnégation, des galères il en a vu d’autres. Ce n’est pas l’Inter qui l’impressionnera, surtout à domicile dans un Marcantonio-Bentegodi qui se prendra surement à rêver la passe de deux au lendemain du premier succès de la saison de son équipe.

Match nul

La rédac’ tranche

Pour nous, Mauro Icardi gagne ce duel d’une courte tête de par sa palette de jeu plus développée et complète. Pazzini n’a cependant pas à rougir de la comparaison, notamment ces dernières semaines. Mais si un homme devait décider de l’issue de la rencontre, nous choisirions l’Argentin. Réponse dimanche à 12h30 !

Cesco

Rédacteur en Chef



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