Le derby d’Italie des entraineurs

Par Cesco publié le 09 Mai 2019

Les rumeurs de changement de coach côté Juventus et côté Inter font leur chemin. D’Antonio Conte à Jose Mourinho en passant par Guardiola, qui entrainera qui la saison prochaine ?

Conte, la cigale amoureuse, mais infidèle

Antonio Conte cherche à se relancer après son départ mi-figue mi-raisin de Chelsea il y a un an maintenant. Pourtant, difficile de lui trouver un point de chute tant les rumeurs sont nombreuses. Si la piste de l’AS Roma semble être définitivement écartée par le principal intéressé car il n’y a pas « les conditions adéquates » à une union inédite en Serie A. Du côté du Milan AC, les incertitudes du classement de fin de saison et l’instabilité sportive et financière du club écartent également une teinte rossonera à la carrière de l’ancien sélectionneur italien de 2014 à 2016. Ne reste donc plus que la Juventus et l’Inter. Le dernier amour italien et l’ennemi juré. Mais Antonio Conte est versatile et retrouver un poste dans un top club lui importe plus qu’une quelconque fidélité. D’autant plus depuis que Marotta est arrivé à l’Inter et que le projet du Suning s’avère être alléchant maintenant qu’il est libéré du Fair Play Financier.

Seulement voilà, Antonio Conte parle aussi beaucoup et cela pourrait lui jouer des tours. Une préférence à peine dissimulée pour la Juventus, quelques déclarations assez marquées : « les mariages se font à deux, la Juventus à l’air d’être heureuse avec Allegri« . Une déclaration politisée d’un homme qui n’attend qu’une chose, revenir sur les lieux de ses premiers succès, avec l’ambition de percer sur la scène européenne, seul échec à ce jour pour celui qui a permis à la Vieille Dame de retrouver un cycle victorieux en Italie. Ce petit coup de pression sur la Juve, alliée au fait qu’Allegri est plus que jamais annoncé sur le départ, pourrait lui rendre service afin d’envisager un retour à Turin. Une situation qui ne devrait pas laisser l’Inter insensible. Le passé juventino de l’homme et ces récentes sorties dans les médias pourraient rebuter une Inter pour qui le successeur de Spalletti n’est pas une mince affaire. Entre la permanence du coach qui a ramené le club en Champions League après 6 ans d’absence, l’arrivée d’un Antonio Conte et le retour de l’enfant prodige, José Mourinho, les avis sont partagés. Pour Conte, il faudra faire attention à ne pas rester à quai en jouant avec le feu des médias, car au jeu des bancs, soit on perd, soit on gagne.

Mourinho, le numero uno

Le retour de Mourinho à l’Inter sonne comme une évidence même si ce dernier aurait été sondé par la Juventus pour l’après Allegri afin de faire passer un cap mental en Europe à l’équipe. Difficile d’imaginer cependant une arrivée de Mourinho à Turin, dans une équipe qu’il n’a jamais caché détesté. L’auteur du triplé de 2010 a toujours déclaré qu’il reviendrait sur les lieux de ses haut-faits. La situation semble être parfaite. L’Inter revient en Europe, les finances sont au vert et le projet va prendre son envol cet été. De quoi attiser la curiosité du Mou’? Il n’en faudra pas plus. Maintenant, la balle est dans le camp du Suning. On sait que dans l’entourage du président Zhang, il y a trois clans : ceux favorables à Mourinho, ceux qui préfèrent Conte et ceux qui miseraient encore une année sur Spalletti. Le jeune patron de l’Inter devra faire un choix, sans trop tarder, au risque de faire souffler les opportunités sous le nez. Bien aidé par Marotta, qui négocie constamment avec Conte, l’option de l’ancien sélectionneur semblerait aujourd’hui la plus sérieuse. Mais lorsque l’on connait l’Inter, on sait très bien que les certitudes peuvent voler en éclats du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit, les tifosi eux sont unanimes, c’est Mourinho ou rien. A voir si l’équipe en place et les potentielles futures recrues adhéreraient au discours du coach portugais, vainqueur de trois Champions League. Et bien entendu, quand il s’agit de l’Inter, rien n’est sur.

Cesco

Rédacteur en Chef



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