Le coefficient UEFA affecté par le coronavirus ?

Par Nadhem Korbi publié le 19 Mar 2020

C’est la même histoire chaque année. Les clubs européens se disputent les grosses primes de la Champions League d’une part et le prestige de remporter un titre continental en Europa League d’autre part. Toutefois, derrière ceci, un autre motif pousse les équipes à tout donner : le coefficient UEFA. Ce n’est qu’un chiffre mais il s’avère décisif pour la répartition des places européennes. Petit rappel pour ceux qui ont oublié. Jusqu’en 2021, les quatre premières nations au classement UEFA ont le droit d’envoyer leur top 4 du championnat pour la prochaine Champions League. Toutefois, avec cette épidémie de coronavirus, terminer les compétitions locales devient très délicat. Heureusement l’UEFA, dans sa dernière réunion, a pris des décisions qui aident à finir les championnats. Le calcul du coefficient des nations ne sera plus donc affecté ? Voyons la situation de plus près.

Cas similaire au modèle africain

En 2005, la confédération africaine de football était dans la même situation que l’UEFA. Le principe de calcul du coefficient en Afrique et le même qu’en Europe. Il est considéré comme la somme des coefficients des cinq dernières saisons. Néanmoins, la CAF n’a pas pu appliquer la formule à cette époque. Le score de l’exercice précédent était donc adopté. Inutile d’entrer dans les détails. Un petit exemple pour mieux comprendre. Pour 2019, le coefficient est la somme entre 2013 et 2017. Actuellement, l’UEFA n’est pas encore là. Elle envisage de conclure ses compétitions interclubs cette saison. L’instance a même fixé les dates des finales de C1 et C3 dans sa réunion du 16 mars 2020. L’Italie étant quatrième conservera son statut actuel mais elle doit essayer de réduire l’écart avec l’Allemagne qui est aux alentours de 3.5 points. Rappelons que la réforme actuelle des places européennes prendra fin en 2021 et personne ne sait si la quatrième nation au classement conservera ses 4 places en Champions League.

La bonne nouvelle pour les Italiens est qu’à partir du prochain exercice, les Allemands perdront un avantage de 5 points acquis lors de la saison 15/16. Donc, même si l’écart de cette saison reste tel qu’il est, l’Italie commencera l’année 20/21 en étant 3ème au classement UEFA. Il faut tout de même évoquer les poursuivants comme la France ou le Portugal. Pas de risque de rattrapage puisque les clubs de la Serie A réalisent des meilleurs résultats en Europe depuis au-moins 3 saisons. Il n’est donc pas nécessaire de regarder au rétroviseur. Le vrai lutte maintenant est avec l’Allemagne. Et concernant les clubs ? Sont-ils gagnants des décisions récentes de l’UEFA ? Voici la réponse.

Des points à dénicher

La Juventus n’est pas concernée par ce dilemme puisqu’elle fait partie du top 10 des clubs du vieux continent. Néanmoins, le reste a besoin de marquer des points. L’Inter est en haut de la liste. Le club lombard souffre, en effet, de son coefficient continental faible. Et c’est pour cette raison qu’il a eu deux tirages très difficiles en Champions League. Un bon parcours en C3 cette saison pourra lui permettre d’améliorer sa note et d’espérer accéder (difficilement) au 2ème chapeau de la C1 l’an prochain voir dans le 1er en cas de victoire en C3. L’Atalanta se trouve aussi dans la même situation. La Dea a été logiquement placée au 4ème pot lors du tirage au sort de la Champions League. L’équipe a réalisé un énorme exploit en atteindre les quarts de finale de la compétition. Ce qui lui a permis de réaliser un grand avancement dans le classement des clubs. Quant au Napoli et à l’AS Roma, ils ont longtemps souffert d’un nombre de points faible mais leurs participations successives en Europe leur ont permis de monter au classement. Le seul club qui ne pense pas à ce problème de l’UEFA est la Lazio. Le club de la capitale ayant déjà quitté l’Europa League et ne pourra pas faire progresser son coefficient. Avec cinq clubs encore en lice dans les coupes européennes, l’Italie pourrait marquer de beaux points. Les organisateurs ont donné une chance aux équipes transalpines. C’est le temps de la saisir !

Nadhem Korbi

Rédacteur



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