Le carnet de notes des clubs italiens en Europe

Par François Lerose publié le 19 Avr 2019

Des vacances le 19 avril, c’est tôt, mais c’est la vie qu’ont choisi les clubs italiens en Europe cette année. Alors que tout était très bien parti, l’Italie finit avec un zéro pointé en demi-finale des coupes d’Europe et sort la tête basse des compétitions qui comptent dans le paysage footballistique mondial. Carnet de notes (avec le barème italien).

Attention : les notes ne sont pas comparables entre les clubs. Il s’agit de prendre en compte le contexte du club actuel, les points rapportés au coefficient UEFA, la progression par rapport à l’année passée et l’évolution du projet sportif.

Juventus : pleine de promesses, beaucoup de bruit, et puis rien …

La Juve c’est un peu cet élève désigné surdoué qui l’ouvre un peu trop, pour ensuite être hors sujet lors des exams. Au cours de sa campagne européenne, elle a d’abord brillé, triomphant lors de la phase aller de tous ses adversaires. Trois victoires d’affilée et puis plus rien. Défaite face aux Young Boys, défaite à domicile face Manchester United, défaite cinglante à Madrid face à l’Atletico et naufrage collectif global lors de la double confrontation face à l’Ajax. Le sursaut de Ronaldo lors du retour face à l’Atletico restera le minuscule éclaircie dans une campagne européenne à oublier, de A à Z. Mauvaise gestion d’effectif, mauvaises approches de matchs, mauvaise gestion des scores. La Juventus n’aura jamais semblé supérieure malgré une politique, un recrutement et une communication disons, ambitieux.

Bilan : 5 victoires, 1 nul, 4 défaites

Note : 5,5/10 

Napoli : on attend toujours

Le Napoli devait passer un cap avec Ancelotti, l’homme des épopées européennes. Celui qui devait apporter de l’expérience n’a au final pas eu la réussite escomptée. Comme l’année passée, Les Partenopei sortent 3ème d’un groupe difficile en C1 et sortent en quart d’Europa League sans avoir montré grand chose. Alors oui, comme d’habitude, le groupe était difficile avec le PSG et Liverpool. Mais le Napoli était premier en fin de parcours avant de perdre le match qu’il ne fallait pas. En Europa, alors parmi les favoris, le retour face à Salzbourg est une blague d’approche tactique et mentale, tandis que la double confrontation face à Arsenal révèle une impuissance et un manque d’intensité criant pour une équipe seconde de Serie A. Tout est à revoir. Mais le Napoli peut-il faire mieux ?

Bilan : 3 victoires, 3 nuls, 4 défaites

Note : 5,5/10

AS Roma : l’échec en tout point

Demi-finaliste l’année passée, l’AS Roma était attendue au tournant cette saison malgré la présence du Real Madrid dans son groupe. Si la phase de poules est assurée sans trop de souci malgré une défaite face à Pilzen en guise de sonnette d’alarme, la Roma déçoit en huitièmes face à un FC Porto qu’elle aurait du dominer mille fois. Elle gâche son avantage de 2-0 en se faisant surprendre puis coule au retour par manque de courage et avec une défense à 3 mal maitrisée par Di Francesco. Si la crise sportive qu’on lui connait n’a pas aidé, il n’empêche que la Louve a déçu lors d’une campagne européenne qui aurait pu être une bouffée d’air frais. Retour sur terre.

Bilan : 4 victoires, 4 défaites

Note : 5/10

Inter. Beaucoup d’émotion, beaucoup de déception

L’Inter a fait l’Inter. A savoir une équipe incroyable capable de renverser Tottenham puis le PSV dans des matchs fous, pour ensuite décevoir dans le money time, d’abord en poules puis en Europa League face à Francfort. Les nerazzurri pour leur retour en Europe auront offert de belles émotions à leurs supporters mais on ne peut s’empêcher de repenser aux erreurs d’Asamoah face au PSV et celles de Brozovic ou De Vrij face à Francfort. L’Europe se joue parfois sur des détails. L’Inter devra y repenser. Si le scénario reste décevant au vu de la situation à la fin des match allers de Champions League (6 points d’avance sur le 3ème), l’Inter sort des poules avec honneur, poule qu’elle partageait avec Barcelone et Tottenham, actuels demi-finalistes de C1. La chute en C3 viendra principalement d’une situation interne chaotique entre l’affaire Icardi, les blessés et la limitation d’effectif imposée par l’UEFA dans le cadre du fair play financier. Une barrière que le club n’aura plus l’année prochaine. Il devra alors faire mieux. L’apprentissage est souvent difficile et l’on prendra en compte que c’était un premier retour depuis 6 ans dans une compétition reine, avec beaucoup de joueurs inexpérimentés, au moment de noter.

Bilan : 4 victoires, 3 nuls, 3 défaites

Note : 5,5/10

Lazio. Le plafond de verre

La Lazio a été séduisante l’année passée en Europa League malgré l’élimination douloureuse face à Salzbourg. Cette saison, c’est une pale copie de la brillante équipe de l’année passée qui s’offre aux supporters. La Lazio sort des poules sans relief avant de chuter dès les 16ème face au FC Séville. Une marche bien trop haute pour une équipe qui n’a jamais su élever son niveau de jeu quand il le fallait. L’honneur reste sauf avec quelques points au coefficient UEFA grattés, mais Inzaghi doit chercher une évolution qui ne vient pas dans le jeu de son équipe. Avec des cadres qui n’ont pas eu le niveau espéré,

Bilan  : 3 victoires, 5 défaites

Note : 5/10

Le Milan AC, retour loupé en tout point

Le retour du Milan AC en Europa League s’est fait difficilement après un contentieux avec l’UEFA solutionné tardivement par le TAS. En Europa League, le Diavolo commence bien sa campagne avant de sombrer inexplicablement. Les blessés dans l’effectifs expliquent mais n’excusent pas des prestations indignes face au Betis ou l’Olympiakos. Au final, les rossoneri sortent en poules et déçoivent. Alors qu’il y avait la place. On prend en compte au moment de noter les restrictions de l’UEFA, les difficultés de recrutement cet été, mais l’élimination n’est pas digérée par tout le monde, et sortir en poules de C3 n’est pas digne d’un club qui place des ambitions de retrouver la C1.

Bilan : 3 victoires, 1 nul, 2 défaites

Note : 4,5/10

PS : L’Atalanta n’ayant pas passé les barrages cet été. Nous avons décidé de ne pas lui attribué de note.

François Lerose

Rédacteur en Chef



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