Le carnet de notes de l’Euro : Manuel Locatelli, une des révélations de la compétition

Par Ben Soffietti publié le 18 Juil 2021

Siamo Noi ! Les Champions d’Europe sont Italiens et Calciomio dresse le bilan individuel des hommes de Mancini. Aujourd’hui, nous nous penchons sur Manuel Locatelli, brillant titulaire en phase de poules, avant de s’inscrire comme un remplaçant de luxe pour Mancini lorsque Marco Verratti a retrouvé sa place au milieu de terrain.

La fabuleuse aventure de Locatelli chez les Azzurri

Quinze sélections avec la Nazionale et Locatelli est déjà sur le toit de l’Europe. Il y a un an jour pour jour, le milieu de Sassuolo ne comptait pas la moindre sélection. Il a enfilé ce prestigieux maillot azzurro pour la première fois le 7 septembre 2020, à Amsterdam, dans le cadre d’un match de Nations League contre les Pays-Bas. Dix mois plus tard, il est champion d’Europe. À titre de comparaison, le capitaine Chiellini a du attendre 112 sélections et vivre plusieurs déceptions avant de pouvoir embrasser le trophée Henri Delauney. Ce fut une ascension fulgurante et méritée au vu de ce que propose le mezz’ala en Serie A depuis deux saisons maintenant. Mis dans les meilleures dispositions en club par Roberto De Zerbi, il a pu s’intégrer facilement dans le schéma de Mancini et répondre présent dès les premiers matchs, pour palier l’absence de Verratti.

Timide mais précieux contre la Turquie, étincelant et double buteur contre la Suisse, le numéro 5 de la Squadra Azzurra a clairement été la révélation de l’équipe de Mancini lors de cette phase de groupe. Une montée en puissance depuis ses premiers pas internationaux à l’automne dernier.

Brillant en poule, joker de luxe ensuite

Sa qualité dans le jeu long / jeu court, sa capacité à se projeter vers l’avant, ses intentions de jeu toujours dans la verticalité lui ont permis d’éblouir les observateurs. Contre la Nati, son doublé démontre toutes ces qualités là. Sur le premier but, une ouverture quasiment à l’aveugle depuis son propre camp à destination de son coéquipier en club, Berardi. Le temps que l’ailier déborde, Locatelli remonte tout le terrain pour être dans la surface et ouvrir le score. Clairvoyance, projection, efficacité : le bagage du footballeur moderne. Le deuxième but est quant à lui beaucoup plus simple à analyser : la qualité de frappe, même du mauvais pied, autre outil indispensable pour un milieu de terrain.

Sur la phase à élimination directe, le Neroverde a subi le retour de Verratti puisque Mancini a reformé le milieu sur lequel il travaille depuis sa prise de fonction, associant le Parisien à Jorginho et Barella. Locatelli a donc rongé son frein et s’est contenté d’entrer en cours de match, exception faite du quart de finale, où il n’a pas joué. Face à Die Rot-Weiss-Roten (Les Rouges, Blancs, Rouges), il entre à l’heure de jeu lorsque la Nazionale souffre au milieu. Avec Pessina, ils apportent un élan de fraicheur et permettent de reprendre globalement le contrôle du ballon. Il délivre même une passe lumineuse, cassant deux lignes, pour Spinazzola, passeur décisif pour Chiesa. Face à l’Espagne, ce fut plus compliqué, les Azzurri courant après le ballon. Locatelli rate même son tir au but, le premier de la série, surement impressionné par l’enjeu du match, lui qui n’avait joué à un tel niveau. Enfin, contre l’Angleterre, son entrée en jeu en prolongations fut assez discrète même s’il n’a pas tremblé face à l’événement.

Ses notes*

Phase de poule : 7,5
Phase finale : 6
Finale : 6,5
Moyenne : 6,75
Le barème est italien*.

Il est clair que même s’il n’a pas été incontournable sur la phase à élimination directe, Locatelli a démontré toutes ses qualités à l’Europe entière et surtout à son sélectionneur. Il incarne avec Bastoni, Barella et Chiesa, cette nouvelle génération azzurra qui portera haut les couleurs de la Nazionale dans les années à venir.

Ben Soffietti

Rédacteur



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