Le carnet de notes de l’Euro : Federico Bernardeschi, la bonne surprise

Par Ben Soffietti publié le 19 Juil 2021

Siamo Noi ! Les Champions d’Europe sont Italiens et Calciomio dresse le bilan individuel des hommes de Mancini. Dans la catégorie des joueurs offensifs, c’est l’heure du bilan pour Federico Bernardeschi. Apparu quatre fois, il a proposé  à la surprise générale des prestations plutôt intéressantes au vu de toutes les contestations qui ont suivi sa convocation par Roberto Mancini pour l’Euro 2020.

Une convocation pas réellement surprenante

La surprise qui a suivi la sélection de Bernardeschi pour l’Euro s’explique notamment par sa saison en club. Avec la Juventus, il a certes, pris part à 39 rencontres, mais n’a été titularisé qu’à treize reprises par Andrea Pirlo, pour un faible bilan de zéro but et de trois passes décisives. C’est donc en toute logique que le 2 juin dernier, lorsque Roberto Mancini dévoile sa liste définitive, les observateurs italiens sont surpris par la présence de Bernardeschi, quand Politano ou Kean sont laissés à la maison.

Mais, en y regardant de plus près, ce n’est qu’une demi-surprise. En effet, depuis sa prise de fonction, et malgré sa grande irrégularité en club, l’ailier a toujours été dans les listes de Mancini, obtenant fréquemment du temps de jeu : 17 sélections avant l’Euro, cinq de ses six buts en azzurro. Autre signe, pour le dernier match de préparation avant la liste officielle, Bernardeschi est capitaine contre Saint-Marin, offrant une prestation complète avec un but et deux offrandes. Pour Mancini, c’était une évidence de l’amener à l’Euro.

Incisif avec ce maillot azzurro

Et au final, ce fut une bonne idée. Même si son entrée en jeu contre la Turquie fut très moyenne, avec des passes à contre-temps, il a en revanche, proposé 75 minutes intéressantes contre le pays de Galles, bénéficiant du grand turnover du sélectionneur. Malgré une imprécision persistante dans ses passes (78% de réussite), il a porté à plusieurs reprises le danger sur les buts de Danny Ward, notamment avec un coup-franc sur le poteau.

Non utilisé en huitième et en quart de finale, l’ailier retrouve la pelouse contre l’Espagne. En deuxième période de prolongations, il remplace un Chiesa buteur et lessivé par toute son activité. Peu en vu sur les douze minutes passées sur la pelouse, Bernardeschi ne se démonte pas au moment de la séance de tirs au but et trompe Unaï Simon avec sérénité. Malgré son rôle de remplaçant et l’inquiétude sur les visages des tifosi, le numéro 20 était sûr de lui.

Scénario identique en finale où cette fois, son temps de jeu est un peu plus conséquent. En effet, Chiesa touché à la cheville cède sa place à la fin du temps réglementaire. Une aubaine pour Bernardeschi qui obtient plus d’une demi-heure pour s’illustrer. Il a plusieurs opportunités, d’abord sur un coup-franc flottant qui gêne Pickford malgré une trajectoire trop axiale. Et il est aussi à deux doigts de couper au premier poteau un centre  bien travaillé d’Emerson. Une entrée pleine d’énergie qui a fait du bien à la Nazionale. Et logiquement, lors de la séance crispante de tirs au but, encore une fois, il ne tremble pas. À nouveau positionné en quatrième tireur, il avait la lourde tâche de remettre les siens devant, après l’échec de Belotti puis l’égalisation de Bonucci. Un tir axial à ras de terre qui surprend Pickford. Derrière, Donnarumma envoie tout un pays sur le toit de l’Europe !

Ses notes*

Phase de poule : 6
Phase finale : 5,5
Finale : 6,5
Moyenne : 6
Le barème est italien*

En résumé, Bernardeschi a livré un Euro satisfaisant. Il fait partie de ces joueurs capables de hausser leur niveau de jeu en sélection et la confiance que lui accorde Mancini depuis son arrivée n’y est pas pour rien. Présent lors du naufrage de 2017, le joueur de la Juventus a vraiment savouré ce sacre. Maintenant, il est temps de faire le bon choix de carrière pour que son épanouissement personnel s’étende aussi à ses performances en club.

Ben Soffietti

Rédacteur



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