Le bilan à la mi-saison : Torino

Par Valentin Feuillette publié le 05 Jan 2019

Actuellement neuvième au classement avec 27 points, le Torino entame depuis quelques semaines une remontée intéressante mais le bilan à la mi-saison reste décevant, du moins frustrant puisque l’on sait pertinemment que cette équipe peut faire bien mieux. Calciomio vous énumère ce qui a fonctionné et ce qui, au contraire n’a pas eu les effets escomptés.

Ce qui a fonctionné

Un solide trio défensif : Si la défense ne fait pas automatiquement gagner des matchs, elle permet au moins d’éviter de nombreuses défaites et c’est exactement cette politique que l’on peut retenir de ces premiers mois chez les Granata. Hormis la Juventus toujours invaincue, le Torino fait partie des équipes ayant le moins perdu avec seulement quatre revers soit autant que l’Inter (3ème) ou le Milan AC (5ème) et presque autant que la Napoli et ses trois défaites (2ème). Et c’est en grande partie grâce au trio Izzo – Nkoulou – Djidji qui forme, avec Salvatore Sirigu aux cages, une véritable base défensive solide qui ne cesse de progresser ces dernières semaines. Dans son traditionnel 3-5-2, Mazzarri peut compter sur une assurance défensive, permettant à son groupe de repartir très souvent avec un point minimum.

Le bloc du milieu : Avant de défier ce trio défensif, il faut que les adversaires du Toro parviennent à dépasser ce premier rideau de trois milieux. En effet, la plus belle réussite de cette première partie de saison nous vient du bloc au milieu composé de trois joueurs aux profils différents complémentaires : Méïté – Baselli – Rincon. Ces trois hommes font partie des joueurs logiquement les plus utilisés par Mazzarri puisqu’ils représentent l’un des principales raisons expliquant le retour du Torino ces dernières semaines. En quête de stabilité, les Granata ont pu compter sur un bloc assurant parfaitement les contre-attaques et autres transitions défense-offense, faisant du Torino une des équipes les plus dangereuses en contres.

Ce qui n’a pas fonctionné

Une inefficacité offensive : Attendu au tournant cette saison après ses deux grosses blessures, Andrea Belotti peine à trouver le chemin des filets de manière régulière et efficace (sept buts en dix-neuf matchs). Le Torino en paye les conséquences sur leur production offensive générale trop souvent brouillon rempli de déchets et d’erreurs. L’attaquant italien souffre également du départ d’Adem Ljacic pour la Turquie, qui avait une connexion parfaitement huilée sur le terrain avec il Gallo. A ses côtés, Iago Falqué ne réalise pas une mauvaise saison mais ne possède pas les qualités de créateur du serbe qui pourraient faire briller Belotti comme il se le doit, alors que la recrue Simone Zaza représente un mystère total frôlant par moment l’inutilité d’un point de vue offensif.

Un mental trop friable : Se faire égaliser par Sassuolo à la 92′ (1-1). Se faire remonter alors qu’ils menaient par deux buts contre Bologna (2-2). Se faire peur à la fin du match contre Frosinone (victoire 3-2). Toutes ces situations mises bout à bout montrent que les joueurs du Torino n’arrivent pas à maintenir un score ou dominer largement leurs adversaires (hormis peut(être les victoires 3-0 et 4-1 respectivement contre Empoli et la Fiorentina). Quand ils inspirent à jouer l’Europa League, les hommes de Mazzarri se doivent d’avoir un mental d’acier pour éviter de perdre des points regrettables à la fin de la saison. Un premier acte décevant mais loin d’être irrattrapable pour les Granta. Pendant ce temps : Dai Toro, con cuore e coraggio !

Valentin Feuillette



Lire aussi