Le bilan à la mi-saison : Sassuolo

Par Killian Picaud publié le 04 Jan 2019

En bref

Après 2 saisons à végéter dans le ventre mou et à se sauver in-extremis, Sassuolo affiche cette année de nouvelles ambitions par la signature d’un entraîneur prometteur aux idées très marquées, Roberto De Zerbi, ainsi qu’un recrutement intelligent avec l’arrivée de joueurs confirmés. Néanmoins, les Neroverdi terminent la première moitié du championnat à une 11ème place plutôt décevante. Si la course à l’Europa League est loin d’être finie vu le faible nombre de points qui la sépare des autres équipes, la concurrence va s’annoncer très rude pendant la seconde partie de saison tellement les candidats sérieux seront présents. Qualifié pour les 1/8ème de finale, Sassuolo peut aussi compter sur la Coppa pour aller chercher la qualification en C3.

Ce qui a fonctionné

La patte De Zerbi : Au vu de ses résultats avec Benevento l’an passé, les doutes étaient permis sur la réussite de De Zerbi avec Sassuolo. Pourtant, son style de jeu très offensif semble bien coller avec les joueurs dont il dispose. En effet, des défenseurs aux attaquants, beaucoup de joueurs ont une bonne aisance balle au pied, une certaine intelligence de jeu et appliquent très bien ses consignes particulières. Petit à petit durant le début de saison, cette équipe a gagné une réputation de pratiquer un beau jeu qui a résonné dans l’Europe entière. Une belle consécration pour cette équipe pleine d’ambitions.

Un recrutement globalement gagnant : Après des départs importants tels qu’Acerbi ou Politano, Sassuolo a recruté un certain nombre de joueurs notables qui se sont montrés comme des énormes plus-values. Kevin Prince Boateng a directement marqué but sur but, tout comme Babacar. Marlon et Ferrari se sont tranquillement installés en défense, Bourabia apporte au milieu… le retour global est positif.

Ce qui n’a pas fonctionné

Un fort déséquilibre offensif/défensif compromettant : L’extrémisme offensif de De Zerbi a forcément ses inconvénients. 7ème meilleure attaque du championnat, Sassuolo est surtout la 5ème pire défense du championnat avec 32 buts encaissés en 19 matchs, un fort handicap pour une équipe qui vise le haut du tableau. Parmi les prétendants aux places qualificatives en Europa League, la Fiorentina a encaissé 18 buts, et le Torino en a pris 19. Sassuolo affiche alors une énorme fragilité défensive par rapport à ses adversaire directs, un détail qui peut faire la différence dans la course aux places européennes. Ces carences défensives proviennent aussi de l’effectif qui compte peu de joueurs à vocation défensive, notamment au milieu de terrain. Hormis Magnanelli, la plupart des milieux de l’équipe ont un profil très tourné vers l’offensif.

Un Berardi inconstant : Tantôt décisif, tantôt décevant, le capitaine de l’équipe (qui a passé la barre des 50 buts avec Sassuolo) a de temps en temps ses passages à vide très pénalisants pour son équipe. Déjà en-dessous de son niveau la saison dernière, il éprouve toujours autant de mal à enchaîner les bonnes prestations. Une meilleure régularité en seconde partie de saison serait la bienvenue de sa part.

Le joueur à retenir

Alfred Duncan : Jeune milieu de terrain arrivé l’an passé, il s’est réellement affirmé en cette première moitié de saison durant laquelle il a montré toutes ses capacités de milieu combo. Très bon des deux côtés du terrain, il dispose d’une très bonne capacité à défendre, que ce soit en pressing ou à la récupération. Il est aussi excellent à la relance, il peut remonter le ballon seul à la course et il a également la capacité à être décisif que ce soit en tant que passeur décisif ou en tant que buteur. Un joueur talentueux en phase d’être révélé.

Le joueur à oublier

Manuel Locatelli : Arrivé du Milan AC comme jeune prometteur, il en a montré tout le contraire à Sassuolo. Titulaire d’emblée, il a été totalement contre-productif devant la défense par ses relances hasardeuses, ses nombreuses pertes de balle aux conséquences parfois gravissimes, sa défense inexistante et sa faculté à prendre des cartons très facilement. Il a très vite été relégué sur le banc en conséquence.

Killian Picaud



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