Le bilan à la mi-saison : Napoli

Par Rémi Falvo publié le 09 Jan 2019

Nous sommes arrivés à la trève de mi-saison. Pour le Napoli, le bilan est de 44 points en Serie A, ce qui les classe en deuxième position du championnat à tout de même 9 points du leader bianconero. En coppa Italia, le Napoli affrontera Sassuolo pour le compte des huitièmes de finale, et ce le 13 janvier. Le bilan l’oblige, il faut évoquer l’élimination des napolitains de la Champions League lors de la phase de poules, laissant Liverpool et le PSG continuer la compétition à leur place. Comme lot de consolation, le Napoli disputera l’Europa League, dont le premier seizième de finale aura lieu le 14 février contre le FC Zurich.

Ce qui a fonctionné

Le nouveau dispositif tactique : Jusqu’au mois de juin 2018, le Napoli c’était Sarri, c’était le 4-3-3. Ancelotti arrive avec dans ses valises une petite révolution : le 4-4-2. Cela implique plusieurs prises de risques : le repositionnement de Hamsik devant sa défense, celui de Insigne en pointe, Callejon en milieu offensif, et un Mertens quelques peu sacrifié. La mayonnaise prend très bien, après cependant quelques matchs de rodage, inévitables. Pour donner un exemple, Insigne s’adapte parfaitement à son nouveau rôle, au point d’inspirer Mancini qui le tentera à plusieurs reprises comme numéro neuf de la Nazionale.

La gestion de l’avant-centre : Comme évoqué plus haut, le poste de numéro neuf a changé de signification pour cette demi-saison. On se retrouvait en début d’exercice avec un neuf de formation en la présence de Milik, et deux neufs de circonstances que sont Insigne et Mertens. Le Polonais et le Belge ont dû se partager le trône, cela aurait pu créer des tensions, ou tout simplement ne pas fonctionner. Rien de tout ça n’est arrivé, les deux hommes s’entendent à merveille, et réalisent une saison plus que bonne, accumulant à eux deux 21 buts et 11 passes décisives.

Le repositionnement de Maksimovic : Petite satisfaction, le repositionnement de Maksimovic au poste de latéral droit. On l’a surtout vu en Champions League, et cela fût l’occasion de se rendre compte que le stoppeur de formation avait de véritables aptitudes pour évoluer au poste de latéral. Très bon à savoir pour un effectif qui semble un peu affaibli dans ce secteur.

Ce qui n’a pas fonctionné

Le couloir gauche en phase défensive : Que ce soit Mario Rui, pour la plupart du temps, ou Hysaj, ce couloir a été le point faible numéro du Napoli de cette moitié de saison. Bien que le côté gauche soit celui de Kalidou Kouibaly, machine à rattraper les erreurs des coéquipiers, à plusieurs reprises cela ne pardonne pas.

Le banc : Ce n’est pas un problème gigantesque, surtout pour la majorité des rencontres que disputent les Napolitains tout au long de la saison. Mais pour concurrencer la Juve, le banc semble un problème. Il suffit de comparer qui fait rentrer Allegri quand les Turinois sont dans le dur, et à qui fait appel Ancelotti dans la même situation. Dans le cas de Carletto, il peut compter sur des jeunes joueurs pleins de bonne volonté, de qualités certaines, et de talent. Mais jamais une valeur sûre, pas de vrai Joker. Et le poste de défenseur central pourrait devenir une véritable préoccupation si Koulibaly venait à se blesser.

La Champions League : Et pourquoi pas remuer le couteau dans la plaie? Se remémorer l’aventure Européenne du Napoli, honorable, mais insuffisante. Aventure qui aurait pu être merveilleuse, mais gâchée probablement par le match nul obtenu face à l’Etoile Rouge de Belgrade, mettant les azzurri dos au mur dès la deuxième journée de la phase de poules. Evidemment, le coup de poignard restera la défaite nette subie à Anfield. Maintenant, focus sur l’Europa League.

Rémi Falvo

Rédacteur



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