Le bilan à la mi-saison : Milan AC

Par Matthieu Pianezze publié le 07 Jan 2019

A la mi-saison, le Milan AC est cinquième de Serie A avec 31 points. En Europa League, les hommes de Gattuso ont été éliminés la tête très basse dès la phase de poule, dans un groupe comprenant le Betis Séville, l’Olympiakos et Dudelange. En Coppa, le Milan AC affrontera la Sampdoria au mois de janvier pour tenter de se hisser en quarts de finale. Voici leur bilan.

Ce qui a fonctionné

Un groupe solidaire : A défaut d’avoir un mental à toute épreuve et une qualité de jeu reconnue, la troupe de Gattuso fait preuve d’un bel état d’esprit et les joueurs dans leurs différentes déclarations mettent cela en avant. Le mérite en revient au technicien milanais, qui connait parfaitement les valeurs de ce club et tente d’instaurer cet esprit de famille. Les points ramenés à l’arraché par Romagnoli et les effusions de joie qui en s’en sont suivies sont révélatrices. Sur le but d’Higuain face à la SPAL avant la trêve, l’image de l’ensemble des joueurs de l’équipe venant féliciter l’argentin pour sa réalisation lui qui traversait une période négative fût un superbe moment de cohésion dont Gattuso veut en faire une des bases pour aller chercher la Champions League.

Les tifosi répondent présents : Malgré les multiples déceptions qui s’enchainent depuis de nombreuses années, le peuple milanais après avoir boudé le stade commence à y revenir de manière pérenne. En effet, une tendance positive c’était déjà enclenché la saison passée avec la vague d’achat estivale dans le sillage de Bonucci. A mi-parcours cette année, San Siro attire en moyenne 52 487 tifosi soit une légère hausse par rapport à la saison dernière. L’ambiance est souvent agréable et le bruit du stade sur le but d’Higuain face à la SPAL, rappelle que l’antre du Diavolo ne demande qu’à retrouver sur la durée des soirées de ce type.

Ce qui n’a pas fonctionné

La catastrophique élimination en Europa League : Cet exercice 2018-2019, restera comme une tache extrêmement sombre dans la saison des rossoneri, ainsi que dans le bilan de Gattuso quand il faudra faire les comptes. Dans un groupe on ne peut plus abordable avec le Betis Séville, l’Olympiakos et les semi-pros de Dudelange, le Milan a trouvé le moyen de terminer troisième à la fin des phases de poule. Pas de seizième de finale dans une compétition qui présente cette année un très joli plateau. Un parcours marqué par des prestations humiliantes à domicile face au Betis et encore plus face à Dudelange en étant mené au score à San Siro. Le point final à ce marasme étant évidemment la défaite 3-1 au Pirée avec une équipe milanaise qui a sombré mentalement et qui s’est couverte de honte quand le glas de l’élimination a sonné.

Des blessures, trop de blessures : La série de blessures qui a touché l’effectif milanais depuis le début de la saison est particulièrement marquant. Et encore plus quand ce sont des joueurs majeurs de l’effectif qui sont touchés. Prenons d’abord le cas Caldara, arrivé tout droit de la Juventus, le jeune international italien auréolé de très belles saisons avec l’Atalanta devait former la charnière du future avec Romganoli. Résultat des courses, une seule apparition en septembre puis plus rien en raison d’une grave lésion à un mollet. Puis, les deux piliers du milieu de terrain Bonaventura et Biglia sont tombés au mois de novembre avec de très longues blessures au genou et au mollet. Musacchio et Romagnoli ont également manqué plusieurs matchs en décembre chamboulant totalement la charnière centrale.

Un fond de jeu trop stéréotypé : Gattuso a toujours voulu se démarquer dans son style d’entraineur de cette grinta légendaire qui lui colle à la peau depuis sa carrière de joueur. Cependant, le jeu produit par son équipe que ce soit en 4-4-2 ou en 4-3-3 est beaucoup trop prévisible et semble dépendant de la forme et du pied gauche de Suso. Higuain bomber reconnu dans le monde et Cutrone jeune prodige du but doivent très souvent faire avec des miettes tant le milieu de terrain lombard peine à apporter des ballons et du jeu vers l’avant. Les blessures de Biglia le régulateur et de Bonaventura le détonateur, n’ont pas aidé mais ce qui est proposé depuis de longues semaines est bien trop faible et irritent les tifosi milanais réputés exigeants à ce niveau là.

Matthieu Pianezze

Rédacteur



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