Le bilan à la mi-saison : Juventus

Par Hugo Ledroit publié le 10 Jan 2019

La Juventus termine la première partie de saison avec une première place et un bilan comptable impressionnant en Serie A (53 points sur 57 possibles, un record en Italie) ainsi qu’avec une première place dans sa poule de Champions. Focus sur les bons points et les moins bons du début de saison des bianconeri.

Ce qui a fonctionné

L’intégration de Cristiano Ronaldo en Italie : Malgré ses cinq ballons d’or et ses quatre Champions League, émettre des doutes sur l’adaptation de la star portugaise en Serie A n’était point absurde tant l’approche du football italien diffère par rapport à celui de la Liga espagnole. Néanmoins le professionnalisme de la star portugaise et son exigence quotidienne à l’entraînement ont permis son intégration dans le Calcio très rapidement. En terme de stats, le quintuple ballon d’or effectue une excellente première partie de saison avec à la clé 15 buts et 8 passes décisives toutes compétitions confondues. L’international portugais est à une moyenne de 0,625 buts par match TCC.

Le mercato : Au cours de l’été 2018, la Juventus a recruté trois hommes forts Cristiano Ronaldo, Leonardo Bonucci et Joao Cancelo afin de bâtir une « instant team » pour aller chercher la C1. Cristiano Ronaldo s’est parfaitement intégré au championnat italien, Bonucci a retrouvé sa complicité avec Giorgio Chiellini et Joao Cancelo a été monstrueux lors de cette première partie de saison en impressionnant lors de chacune de ses apparitions. Deux recrues en défense qui ont permis à la Juventus de se montrer imbattable en Serie A voire injouable dans certaines rencontres. La Juventus n’a encaissé que 11 buts en 19 rencontres de championnat soit une moyenne de 0,58 buts encaissés par match.

La succession de Gianluigi Buffon : Succéder à la légende vivante Gianluigi Buffon ne paraissait pas facile à l’aube du début de saison 2018/2019 et pourtant Szczesny l’a plutôt bien supporté. En effet, l’international polonais s’est fait très vite respecter par ses partenaires et s’est imposé dans les cages turinoises malgré la concurrence de Mattia Perrin. Avec Szczesny dans les buts, la Juventus a réalisé 11 clean-sheets en 24 matches toutes compétitions confondues.

Le nouveau Dybala : Après toutes les mésaventures de l’an dernier, l’international argentin parait plus concerné sur le terrain tant dans les tâches offensives que défensives. Le dernier exemple ? Son retour défensif contre la Sampdoria lors de la 19ème journée en deuxième mi-temps qui est le symbole de son nouvel état d’esprit. De plus, le numéro 10 bianconero s’est montré plutôt prolifique en Champions League avec à la clé cinq buts en six matches lors de la phase de poules. Un point non négligeable car lors de son arrivée à l’été 2015, Agnelli avait bien déclaré : « Paulo Dybala doit permettre à la Juventus de remporter la C1.. ».

Ce qui n’a pas fonctionné

Le temps de jeu des « jeunes italiens «  : En effet que ce soit Daniele Rugani, Mattia Perin ou encore Moise Kean, les « jeunes italiens » n’ont pas eu beaucoup de temps de jeu lors de la première partie de saison. Daniele Rugani n’a disputé que six matches TCC avec 451 minutes jouées, Moise Kean lui n’a seulement disputé que deux matches avec 13 minutes jouées TCC et concernant Mattia Perin, l’ancien portier du Genoa n’a joué que quatre matches avec un total de 360 matches joués TCC. Des chiffres inquiétants pour la meilleure équipe d’Italie malgré la présence régulière dans l’équipes des internationaux Chiellini, Bonucci et Bernardeschi.

Une tendance à trop vouloir gérer les matches : Malgré l’excellent début de saison de la Juventus, cette dernière laisse un certain goût d’inachevé voire parfois d’insuffisance. Des scenarii qui se sont vérifiés notamment lors de deux rencontres contre le Genoa lors de la 9ème journée de Serie A (match nul 1-1) et contre Manchester United en Champions League (défaite 1-2). Les similitudes entre ces deux rencontres ? Une Juventus qui mène mais qui veut trop gérer le résultat et qui finalement se fait rejoindre au score contre le cours du jeu. Un défaut qui peut paraître pointilleux mais qui pourrait faire défaut pour la suite de la saison notamment lors des prochaines grosses échéances européennes à venir.

Hugo Ledroit



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