Le bilan à la mi-saison : Inter

Par Frédéric Marjary publié le 09 Jan 2019

A la mi-saison, l’Inter est troisième de Serie A avec 39 points. De retour en Champions League après 6 ans d’absence, les hommes de Luciano Spalletti ne sont pas parvenus à se qualifier pour les huitièmes de finale. Ils ont fini troisième de leur groupe, derrière Barcelone et Tottenham. En Coppa, l’Inter affrontera Benevento au mois de janvier pour tenter de se hisser en quarts de finale. Voici leur bilan.

Ce qui a fonctionné

La défense impériale : Deuxième meilleure défense de Serie A, l’Inter n’a concédé que 14 buts (dont 4 lors du match loupé face à l’Atalanta) au cours de cette première partie de saison. La charnière centrale, composée de Škriniar et De Vrij, est évidemment le symbole de cette solidité défensive. L’international slovaque confirme son excellente saison passée tandis que le Néerlandais s’est tout de suite mis au diapason. Asamoah apporte son expérience sur le côté gauche et Vrsaljko, malgré quelques blessures à répétition, commence à prendre ses marques. Handanovič semble lui sur courant alternatif en enchaînant parades extraordinaires et buts évitables. Les Nerazzurri sont sur une série de 10 matchs sans défaite à domicile, dont 6 cleansheets et seulement 4 buts encaissés.

Icardi, confirmation au top niveau : On attendait tous de voir le capitaine de l’Inter se confronter au gratin du football européen. Buteur à quatre reprises en phases de groupe de Ligue des Champions, Icardi a marqué contre tous ses adversaires, à savoir PSV, Barcelone et Tottenham. En championnat, il empile les buts comme depuis plusieurs années maintenant. Doublé contre la Lazio, buteur contre le Milan AC, la Fiorentina, l’AS Roma… Chaque saison, l’attaquant argentin est décisif et reste une valeur sûre de cette équipe.

La diversité de buteurs : L’an dernier, en championnat, la Beneamata avait marqué 34 buts, dont 24 par Perišić et Icardi, soit plus de 70%. Cette saison, les Milanais en ont inscrit 31 et le duo Perišić-Icardi ne représente plus que 38% des buts (12). On recense pas moins de 12 buteurs différents, dont 5 provenant du mercato estival (De Vrij, Nainggolan, Politano, Keita Baldé, Lautaro). En Serie A en tout cas, l’Icardi-dépendance semble terminée.

Les ressources mentales : 15 buts parmi les 37 inscrits toutes compétitions confondues ont été marqués dans le dernier quart d’heure. Même si l’Inter peine à réagir lorsqu’elle est bousculée, les joueurs arrivent régulièrement à puiser en fin de match l’énergie nécessaire pour gagner ou se mettre définitivement à l’abri. Pour preuve, les victoires contre le Milan, le Napoli, la Sampdoria ou encore Tottenham ont été obtenues après un but dans le temps additionnel. Le Fergie Time n’a qu’à bien se tenir.

 Ce qui n’a pas fonctionné

Un jeu trop moyen : Cette année encore, on ne se régale pas spécialement lorsque l’on regarde le club lombard jouer. L’équipe éprouve des difficultés à développer un football chatoyant et son jeu se résume comme depuis plusieurs saisons à centrer en espérant qu’un joueur reprenne le ballon dans la surface de réparation. Brozović est le seul à créer des décalages, casser des lignes ou combiner avec le trio offensif. Espérons pour les amoureux du beau jeu que l’alchimie entre les joueurs prenne en deuxième partie de saison.

Des joueurs dans le dur : Élément incontournable l’an dernier, Perišić vit une première partie de saison délicate. Le Croate n’a marqué qu’à trois reprises en championnat, et pas une seule fois en Champions League. Outre son faible rendement, c’est dans le jeu qu’il inquiète. Arrivé en juin, Nainggolan est lui aussi dans le dur. La recrue phare du mercato s’est plus distinguée par ses frasques que par ses performances sur le terrain. Un cas épineux à gérer pour le club, qui envisage peut-être un futur sans lui.

Le manque d’expérience : Très peu de joueurs avaient goûté au plus haut niveau européen avant cette campagne de C1. Si l’Inter a su rivaliser avec Tottenham et le PSV, elle a semblé totalement impuissante face au Barça par moments. L’inexpérience de la majeure partie de l’équipe était trop importante face à une telle intensité et un tel niveau de jeu.

Frédéric Marjary



Lire aussi