Le bilan à la mi-saison : Fiorentina

Par Kévin Gasser publié le 04 Jan 2019

10e à la trêve avec 26 points, la Fiorentina réalise une première partie de saison médiocre au vu de son ambition européenne. Deux points de moins que la saison précédente à la même période, et pourtant la Viola garde toutes ses chances de prétendre à cette 6e place qualificative pour l’Europa League actuellement occupée par l’AS Roma (30 points). La Fiorentina se déplacera à Turin pour son entrée en lice en Coppa Italia pour y affronter le Torino le 13 janvier.

Ce qui a fonctionné

La solidité défensive : Avec 18 buts encaissés en 19 journées la Fiorentina possède la quatrième meilleure défense de Serie A. La stabilité trouvée par Stefano Pioli du onze de départ et notamment de la défense à 4 (Milenkovic-Pezzella-Vitor Hugo-Biraghi) est une des raisons mais d’autres facteurs peuvent expliquer cette imperméabilité : l’abnégation et l’agressivité avec laquelle les joueurs entrent sur la pelouse à l’image de Federico Chiesa ou Giovanni Simeone, deux joueurs qui mouillent le maillot et sont les premiers défenseurs de l’équipe. Mais aussi la forme actuelle du jeune gardien français Alban Lafont, qui s’est imposé en à peine six mois dans les buts malgré quelques erreurs en début de saison.

L’émergence de cadres : Cette saison, plusieurs joueurs – des recrues de la saison précédente pour la plupart – ont pris une nouvelle dimension au sein du club mais aussi de leur sélection nationale. C’est notamment le cas de Milenkovic, titulaire indéboulonnable désormais avec la Serbie mais aussi la poule aux œufs d’or de la Fiorentina puisque l’ex-joueur du Partizan Belgrade arrivé contre 5M€ en juillet 2017 est aujourd’hui, selon le site transfermarkt, le troisième défenseur U21 le plus cher avec un valeur marchande cotée à 35M€, derrière De Ligt (Ajax) et Alexander-Arnold (Liverpool). D’autres recrues du mercato 2017 sont devenues des éléments indiscutables du 4-3-3 tels que Veretout, Biraghi, ou encore le capitaine Pezzella.

Ce qui n’a pas fonctionné

L’entente Chiesa-Simeone : Jamais Chiesa n’a pu régaler Simeone d’une passe décisive et vice versa. Si leurs bilans respectifs à la mi-saison ne sont pas insatisfaisants, 3 buts et 5 passes décisives pour Chiesa et 4 buts et 3 passes décisives pour El Cholito, leur mésentente sur le terrain inquiète pour le reste de la saison. Elle peut toutefois s’expliquer par l’incertitude constante autour du 3e maillon de l’attaque (Mirallas ou Pjaca). La complémentarité d’un trio d’attaque bancal pourrait effectivement déteindre sur la qualité de la relation entre Chiesa et Simeone, toujours amenés à changer de repère sur le terrain en fonction de leur troisième partenaire d’attaque. Les deux jeunes attaquants sont malgré tout impliqués sur 15 des 25 buts de leur équipe en championnat.

Une attaque inefficace : Sur les 19 matches de la phase aller, la Fiorentina, par 14 fois, n’a pas réussi à marqué plus d’un but. Son carton face au Chievo dès la 1re journée (6-1) joue donc le rôle d’un écran de fumée et voile son inefficacité offensive : 6 buts en une journée et 19 les 18 journées suivantes, ce qui place la Viola 10e au rang des meilleures attaques. Insuffisant pour espérer viser une place européenne et surtout incompréhensible à la vue des noms de l’attaque (Chiesa, Simeone, Pjaca, Mirallas). Ce mutisme traduit la rigidité du 4-3-3 de Stefano Pioli où les joueurs peinent à développer un jeu fluide et imprévisible dans un système voué aux ballons directs et raids solitaires.

L’incapacité de tenir un score : Les hommes de Pioli ont réalisé une série historique débutée le 21 octobre : par quatre fois la Fiorentina a concédé le nul sur le même score (1-1) en ayant pourtant, à chaque fois, ouvert le score. Par quatre fois donc, et face à des adversaires à leur portée (Cagliari, Torino, AS Roma et Frosinone) n’ont pas su conserver le 1-0 ni l’aggraver. Certainement la période significative du mal de cette Fiorentina 2018/2019 : l’inexpérience d’une équipe en manque de leader tactique.

A suivre demain, les joueurs à retenir et à oublier de la Fiorentina !

Kévin Gasser

Rédacteur



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