Le bilan à la mi-saison : Cagliari

Par Sébastien Madau publié le 04 Jan 2019

En bref

Cagliari était-il en capacité de franchir un palier? Surtout après avoir engagé un nouvel entraîneur et un joueur d’expérience par ligne. Cela ne sera vraisemblablement pas pour cette saison. La 7e place, probablement européenne, est bien loin (-9 points sur la Sampdoria). Les hommes de Rolando Maran ont toutefois réussi à creuser un écart de 7 points sur le premier relégable, Bologna. Et se retrouve en 13e position avec 20 points (4v, 8n, 7d). Ni plus, ni moins.

Ce qui a fonctionné

Des arrivants : tous n’ont pas crevé l’écran. Mais le mercato d’été a offert son lot de satisfactions. En défense, le latéral croate Darijo Srna a apporté son expérience. Au milieu, l’argentin Lucas Castro a pris une grande envergure, avant malheureusement de se blesser gravement et voir sa saison compromise. Enfin, le choix de Roland Maran apparaît plutôt juste. Le technicien est apprécié des joueurs et du public.

Convocation en Nazionale : 2018 aura une saveur particulière pour Alessio Cragno, Nicolò Barella et Leonardo Pavoletti. Ces derniers ont été convoqués par le sélectionneur Robert Mancini. Pour l’heure, seul Barella a joué. Mais voir trois Rossoblù partir à Coverciano ne peut que procurer de la fierté aux tifosi sardes.

La Sardegna Arena : il aura fallu attendre le 16 décembre pour voir Cagliari perdre son premier match à domicile. Le stade (provisoire) est difficile à négocier pour les visiteurs. Pour preuve, ce match face à la Roma où, menés 0-2 jusqu’à la 84e minutes, les Sardes ont réussi à égaliser grâce à Arturo Ionita et surtout Marco Sau à la 95e minute.

Ce qui n’a pas fonctionné

En attaque : Après 19 matchs de championnat, Cagliari semble trop Pavoletti-dépendant dans son secteur offensif. Aussi, lorsqu’en décembre, le meilleur buteur de l’équipe (6 buts en 14 matchs) s’est blessé, il a été difficile de lui trouver un remplaçant. La tâche est difficile pour Joao Pedro (4), Farias (2), Sau (1) et Cerri (0).

Des arrivants : on est en droit d’attendre plus de joueurs comme Ragnar Klavan et Filip Bradaric. Blessures et suspensions ont retardé leur intégration dans le 11. Il leur reste une demi-saison pour renverser la donne.

Le manque de concentration : Cagliari l’a appris à ses dépens: tout point obtenu compte; et tout point perdu peut s’avérer fatal. Les Rossoblù encaissent encore trop de buts en fin de match, avec des conséquences directes (égalisation de Sassuolo à la 99e minute et perte du match face à Naples à la 91e).

Le joueur à retenir

Nicolò Barella : Le jeune espoir était attendu, il est en train de répondre présent. Tout d’abord avec son club (18 présences sur 19, dont 18 titularisations). Barella est devenu une pièce maîtresse du 11 de son équipe et Rolando Maran n’a pas hésité à lui confier le brassard de capitaine (le plus jeune de l’histoire du club) en l’absence de Luca Ceppitelli. Il lui faudra toutefois veiller à être moins impulsif et récolter moins de cartons (4 jaunes et 1 rouge). Mais Nicolò Barella a également été à la hauteur pour ses début en Squadra Azzurra, démontrant une sérénité certaine malgré toute la pression pesant sur la Nazionale. A confirmer en vue des qualifications pour l’Euro 2020.

Le joueur à oublier

Alberto Cerri : Son retour en Sardaigne est en train de virer au fiasco. Alberto Cerri (22 ans) a toujours son compteur but à zéro (1 but toutefois en Coppa Italia). Ses rares apparitions (8 dont seulement 5 de titulaire) montrent un joueur qui semble avoir du mal à se positionner et trouver ses marques. Et ce malgré un physique (1m94 pour 91kg) qui devrait lui permettre de s’imposer face aux défenseurs adverses. Le regret est d’autant plus grand quand on sait que sa venue à coûté 10 millions d’euros au club.

Sébastien Madau



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