Le bilan à la mi-saison : Bologna

Par Teo Contu publié le 02 Jan 2019

En bref

Début de saison tendu pour Bologna, qui comptabilise seulement 13 points après 19 journées et pointe à la 18ème place du championnat. Entraîneur la saison dernière de Venezia qui évoluait en Serie B, la tâche semble plus compliqué cette fois-ci en première division pour Pippo Inzaghi qui voient ses hommes aux portes de la deuxième division. Zoom sur ce club historique, en grande difficulté cette année.

Ce qui a fonctionné

Orsolini, le successeur de Verdi ? : Parti au Napoli cet été pour 25 millions euros, le gaucher de 26 ans était titulaire indiscutable la saison précédente dans son ancienne équipe. Et le club semble lui avoir trouvé son successeur en la personne de Riccardo Orsolini. A seulement 21 ans, le joueur prêté par la Juventus semble déjà s’imposer contre une pièce maîtresse de l’effectif de Pippo avec 2 buts et 1 passe décisive cette saison.

Le début d’une épopée en Coupe d’Italie ? : Mal embarqué en championnat, les Rossoblù semblent pourtant mieux s’en sortir en Coupe d’Italie. Ils ont réussi à se hisser jusqu’en 8ème de finale. Déjà vainqueurs de Padova puis Crotone aux tours précédents, ils tenteront l’exploit face au leader de Serie A la Juventus, en les accueillant le 12 janvier à 20h45.

Ł. Skorupski : Si la défense n’est pas impénétrable (29 buts encaissées depuis le début de la saison en Serie A), le portier polonais reste un élément important de l’effectif. Passé par la Roma, celui qui succède à Mirante est irréprochable sur sa ligne et permet à son club de rester à 3 points du premier non-relégable, Empoli.

Ce qui n’a pas fonctionné

Une stérilité offensive remarquée : Avec seulement 15 buts marqués depuis le début de la saison, les Rossoblù peinent à retrouver leur efficacité d’antan. A nombre égal de rencontres disputées la saison passée, Bologne était 12ème au classement avec déjà 24 buts marqués. D’autant plus que cette année, seulement 2 des 5 attaquants mis à disposition de Pippo Inzaghi ont trouvé le chemin des filets : le paraguayen, Felipe Santander auteur de 5 réalisations en 19 rencontres disputées et Palacio, auteur d’un seul but en 12 rencontres, toutes compétitions confondues.

Une défense à la peine : Le passage du 4-3-3 de Donadoni au 3-5-2 d’Inzaghi a fait ressortir les lacunes défensives du club. Danilo, De Maio et Helander étaient titulaires par exemple face au Napoli. Les deux premiers, qui ont dépassé la trentaine et le scandinave ont eu tout le mal du monde à faire face aux nombreuses vagues du trident napolitain, et ce problème se reflète de manière plus générale sur de nombreuses rencontres. Une défense vieillissante donc et où les jeunes ont visiblement de nombreuses difficultés à reprendre le flambeau.

Le joueur à retenir

Rodrigo Palacio : Éloignés des siens jusqu’à la mi-octobre à cause d’une blessure à la cuisse, le buteur expérimenté n’a pas tardé à montrer son talent à la pointe de l’attaque bolognese. Buteur face à Sassuolo seulement 2 matchs après son retour, l’ancien international argentin ne cesse de peser sur les défenses. Présent à chaque coup d’envoi, il s’avère crucial, construisant, contrant et menant les offensives à la perfection. Il ne lui manque que la finition. Mais ses efforts sont à remarquer dans une équipe qui globalement n’en fait pas assez.

Le joueur à oublier :

Mattia Destro : Pourtant un habitué de la Serie A, l’Italien de 29 ans n’est décidément pas en grande forme depuis le début de la saison. Attaquant de pointe titulaire dans le 4-3-3 de Donadoni, la donne a changé avec l’arrivée sur le banc de Pippo Inzaghi. Aucun but en 9 apparitions, il voit son temps de jeu diminuer au fil de la saison pour laisser place à des attaquants plus prolifiques tels que Santander ou Palacio. A titre de comparaison, il était déjà à 4 réalisations et 3 passes décisives à la mi-saison de la saison précédente. Fantomatique.

Teo Contu

Etudiant en L1 Info-Com. Passionné de foot depuis le berceau et supporter du Milan AC



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