Le bilan à la mi-saison : AS Roma

Par Loris Meucci publié le 07 Jan 2019

A mi-parcours, l’AS Roma pointe à la 6ème place du championnat avec un total de 30 points. Si elle est toujours en course pour décrocher un ticket pour la prochaine Champions League, en revanche, elle se situe déjà à 23 longueurs de la Juventus. En ce qui concerne la Coppa Italia, les giallorossi accueilleront le Virtus Entella pour les huitièmes de finale, le 14 janvier. A l’échelon européen, la Roma a terminé 2ème de son groupe derrière le Real Madrid et croisera prochainement le chemin du FC Porto en 8ème de finale de la C1.

Ce qui a fonctionné

La relève : Cela a pris plus de temps pour certains que pour d’autres mais force est de constater que la plupart des nouveaux arrivants commencent à avoir un rendement à la hauteur de leurs possibilités. Olsen le premier. Il est en train de remplir la lourde tâche de succéder à Alisson, tant bien que mal certes, mais en s’éloignant petit à petit de la case « erreur de casting ». Au milieu, Bryan Cristante a fini par sortir la tête de l’eau et semble s’acclimater de mieux en mieux à son nouveau challenge en étant de plus en plus décisif. Nicolo Zaniolo a très vite saisi sa chance et il est désormais l’une des révélations de cette moitié d’exercice. Kluivert junior ne joue pas encore les premiers rôles mais semble lui aussi mieux assimiler lequel est le sien. Comme quoi, Monchi ne s’est pas trompé sur toute la ligne.

La campagne européenne : L’air de la Champions League réussit plutôt bien aux romains, pour l’instant. A défaut de les transcender, cette douce mélodie les transporte vers des résultats plus conforme au standing du club. En effet, à l’inverse du championnat, la Roma a su faire respecter une forme de logique. Certes en s’inclinant deux fois contre le Real Madrid, mais aussi en sortant vainqueur de la double confrontation cruciale face au CSKA Moscou. Qualification en poche, objectif atteint. Le rêve est permis.

Ce qui n’a pas fonctionné

Le chamboulement : Les départs conjugués de Nainggolan, Strootman et Alisson, n’ont pas été sans conséquences. Eusebio Di Francesco a du rebâtir et a longtemps cherché la formule idéale. S’il tend aujourd’hui à s’en rapprocher, cela n’a pas été toujours le cas. En témoigne le début de championnat poussif des giallorossi qui n’ont gagné qu’un seul de leurs six premiers matchs. Le temps de combler le vide laissé par les anciens cadres et d’en former de nouveaux. Rome ne s’est pas fait en un jour, après tout.

Les deux surfaces : Oui, cette fameuse vérité, la Roma ne s’en est que rarement rapprochée. Souvent dominatrice et pourtant peu victorieuse. Des 30 derniers mètres dans lesquels elle a péché à travers de mauvais choix. Et lorsque le choix est bon, le réalisme manque à l’appel. Le faible rendement des pointes Dzeko et Schick (deux buts chacun) n’y est pas étranger. Avec 24 buts concédés (2ème pire défense du top 10), l’arrière garde romaine s’est aussi montrée vulnérable à plusieurs reprises et ce, malgré les progrès d’Olsen. Des errements défensifs qu’elle a longtemps payés au prix fort.

Le mental et le comptable : Sur cette phase aller, l’AS Roma a eut un mal fou à garder un résultat. En effet, elle a concédé cinq fois le nul en ayant mené. L’exemple le plus alarmant étant cette fin de match rocambolesque à Cagliari qu’elle n’a pas su gérer. Cagliari, Chievo, SPAL, Fiorentina, Udinese, Atalanta, Bologna, autant d’adversaires à la portée des romains et pourtant aucun n’ont été vaincu. Avec ce total de 30 points, il faut remonter à la saison 2004-2005 pour trouver un pire bilan comptable à mi-parcours (27 pts). L’AS Roma avait finalement terminé à la 8ème place lors de cet exercice.

Loris Meucci



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