Lazio, les tops et les flops de la mi-saison

Par Elio Gusti publié le 02 Jan 2020

Cette saison la Lazio a enfin retrouvé le beau jeu qui faisait leurs beaux jours il y a deux saisons. Immobile est de nouveau dans un rythme de feu, Luis Alberto le régale de magnifiques ballons décisifs, Correa est dans la continuité de sa fin de saison dernière, il montre matchs après matchs qu’il a l’étoffe d’un fuoriclasse et Acerbi est un roc prouvant qu’il a largement sa place pour être un titulaire en Nazionale. Surtout, Inzaghi a enfin montré de la flexibilité et du pragmatisme dans son approche tactique avec plus de verticalité dépendant moins des débordements et centres de ses latéraux. Ce cocktail permet aux Biancocelesti de remporter la Supercoppa et  d’être aujourd’hui 3ème et bien placés pour enfin obtenir cette place en C1 tant désirée.

Les +

Immobile : « King Ciro », on a retrouvé le bomber qui faisait peur à toutes les défenses de la péninsule : 17 buts en 16 matchs de championnat (6 sur 7 penaltys) dot 5 doublés et 5 passes décisives. Elu 4 fois homme du match, Ciro est dans ses temps de passage d’il y a deux saisons où il avait terminé Capocannoniere avec 29 buts. Son retour en forme peut s’expliquer par le niveau de ses partenaires (Luis Alberto et Correa) le mettant dans de bonnes dispositions pour marquer mais aussi le libérant des défenseurs adversaires. En effet, cette saison Ciro n’est plus le seul fer de lance de son équipe et se retrouve donc un peu moins marquer par ses adversaires. Comme il y a deux ans lorsque Felipe Anderson l’épaulait en attaque.

Luis Alberto : Que dire qui n’a pas déjà été dit sur LE joueur de la Serie A de ce début de saison. 11 passes décisives en 16 matchs, 17 passes clés, 85.9% de passes réussies sur une moyenne de 60 passes par matchs. Meilleur note du championnat avec 7.76 et élu 5 fois homme du match ! Ca fait presque beaucoup pour un seul homme. C’est simple il dicte le jeu de son équipe et  sa relation avec Milinkovic-Savic permet un contrôle technique du milieu de terrain donnant plus de verticalité au Laziale, moins dépendants de leurs latéraux. S’il reste épargné par les blessures, il est certain que Luis portera la Lazio jusqu’en Ligue des Champions et devrait connaitre son premier tournois international en étant convoqué pour l’Euro 2020…

Acerbi  : Un roc, une montagne, un obstacle quasi infranchissable. Que dire de cette première partie de saison de Domenico Acerbi ? Sans avoir des statistiques incroyables, il est arrivé à donner une sérénité à cette défense qui était le gros point faible de la Lazio depuis quelques saisons. Sa relation avec le brutto Luiz Felipe et le Cattivo Radu a permis à la Lazio d’être la deuxième meilleure défense de la botte avec 16 buts encaissés. Convoqué avec la Nazionale, il est sûr que s’il continu comme ça il ira vivre sa première compétition internationale cet été. Bonus : Acerbi marque même des buts incroyables, comme ce missile des 40 mètres contre le Torino.

Les –

L’Europa League : Avec une piteuse élimination dès la phase de poules pourtant largement accessible pour les joueurs de la capitale. Une victoire contre Cluj et des défaites contre le Celtic et un Rennes déjà éliminé, ce n’est vraiment pas glorieux. Surtout quand on prend des buts de Jérémie Morel et de l’ancien joueur d’Arles Avignon Billel Omrani…

Le banc : Cette élimination peut surtout être mis sur le dos des remplaçants et notamment des recrues des deux dernières saisons. Berisha incapable de reproduire ce qu’il fait avec sa sélection Kosovare, Vavro qui malgré sa réputation et ses 10 Millions investis n’arrive pas à s’adapter au schéma d’Inzaghi et Jony qui  n’arrive pas à comprendre le concept de repli défensif.

La concentration : Malgré la série actuelle de 8 victoires consécutives, on peut aussi entrevoir quelques soucis de concentration ayant coûté des buts faciles aux joueurs de la capitale. Espérons que cela ne se retourne pas contre eux lors de la deuxième partie de saison…

Elio Gusti

Romain par mariage, j'aime la Lazio, les cornetto al miele et les Fiat. Je n'apprécie pas le football moderne et les personnes portant des chemisettes à carreaux. Philosophiquement Maradonien à tendance Zemanienne.



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