Lautaro Martinez : entre mosse di mercato et doutes sur un futur à l’Inter ?

Par Fabio Pendolino publié le 01 Mai 2020

L’un des hommes forts de l’Inter d’Antonio Conte, Lautaro Martinez, affole autant les compteurs par ses statistiques que les journaux avec de nombreuses rumeurs de transfert. Clubs espagnols et anglais seraient à ses trousses alors qu’une clause libératoire existe dans son contrat. Calciomio explore les différentes répercussions qu’a cette situation sur les Nerazzurri.

« Il a vraiment amélioré son jeu cette année, en partie grâce au travail de Conte. Je me rappelle à quel point nous croyions déjà en lui quand on négociait son arrivée avec Milito ». Zanetti explique le premier point important concernant Lautaro : sa progression depuis son arrivée à l’Inter mais surtout les sommets qu’il pourrait encore atteindre. À 22 ans, l’attaquant ne dispute que sa première saison en tant que protagoniste important chez les Nerazzurri, étant barré par Icardi ou jouant en retrait, voire sur le côté, l’an passé. Surtout, c’est le duo qu’il forme avec Lukaku qui paraît encore plus précieux. L’attaque nerazzurra « Lu-La » n’est pas encore au niveau des duos Milito – Eto’o ou Adriano – Ibrahimovic, entre autres, mais enthousiasme les supporters. Les 40 buts marqués à deux cette saison ne sont que la pointe de l’iceberg.
Le buteur belge parle de son coéquipier comme « un des meilleurs talents » qu’il ait vu. Les deux joueurs se complètent sur le terrain et ont développé une claire entente. Malgré une moins bonne passe depuis quelques semaines, qui semble coïncider avec l’apparition de ces rumeurs, une vente paraît ainsi n’avoir que peu de sens sportivement. Elle pourrait cependant avoir du sens économiquement parlant.

Marotta : « Un joueur ne s’en va que quand il le demande »

Marotta déclarait à Sky Sport que le joueur « est en train de grandir, il est encore très jeune. Il ne veut que porter le maillot de l’Inter. Nous n’avons rien à envier à personne ». Même son de cloche chez son agent Beto Yaque, qui expliquait à Radio La Plata que Lautaro ne l’appelle pas pour savoir si ces rumeurs sont vraies ou fausses mais « se concentre sur le présent et sur son travail ». Pourtant, selon Di Marzio, l’affaire était proche d’aboutir. Avant la crise du coronavirus, du moins. Le Barca aurait, depuis, changé son offre et le montant proposé ne satisferait plus l’Inter. Qui s’en tiendrait désormais à sa clause de 111 millions. En attendant un accord sur un renouvellement de contrat ? Lautaro est en effet dans la partie basse de la masse salariale nerazzurra, gagnant actuellement 1,5 millions d’euros par an (20ème salaire le plus haut sur 26, à égalité avec Gagliardini) avec un contrat courant jusque 2023.

Acheté 25 millions au Racing Avellaneda, Lautaro aura une valeur sur le bilan de l’Inter de 15 millions d’euros en juin 2020. Une plus-value de 96 millions d’euros pourrait s’avérer une bonne affaire mais il faudrait voir comment l’Inter remplacerait l’Argentin. Les rumeurs actuelles vont dans tous les sens et n’ont que peu de cohérence. Griezmann ? Un joueur dans la fleur de l’âge mais qui gagne 18 millions nets par an actuellement selon Calcio e Finanza (le salaire interiste le plus haut est celui de Lukaku ou d’Eriksen, 7,5M + 1,5 de bonus par an). Mertens ? Une option intéressante, a parametro zero, mais un joueur de 10 ans l’ainé de Lautaro. Werner ? Des rapports sérieux le donnent promis à Liverpool. Une autre théorie pourrait être celle d’utiliser ce trésor de guerre, également alimenté par les probables levées d’options d’achat de Joao Mario, Icardi et Perisic, pour faire des investissements sur des noms moins ronflants que ceux évoqués.

L’intérêt pour Kumbulla va par exemple dans ce sens. La question qui se pose alors est celle du temps d’adaptation : cette Inter semble programmée pour gagner, et le plus vite possible. Entre ces possibles risques et la situation coronavirus, qui impactera aussi le mercato estival, l’option la plus probable, aujourd’hui, semble de renouveler le contrat de l’Argentin. Augmenter son salaire et retirer cette clause libératoire, tout en conservant un des hommes forts du vestiaire.

Fabio Pendolino

Rédacteur



Lire aussi