L’Atalanta, une défense inconstante

Par Nicolas Segura publié le 22 Avr 2019

C’est presque une certitude, l’Atalanta sera l’une des équipes ayant marqué le plus de buts cette saison : 64 buts pour l’instant. Mais, la défense concède beaucoup. Ce n’est que la 12ème défense de Serie A avec 41 buts encaissés en 32 journées. C’est un style de jeu qui change, mais qui n’est pas infaillible.

La meilleure défense, c’est l’attaque

Si l’attaque de l’Atalanta est efficace, la défense ne l’est que par intermittence. À l’image de Rafael Toloi ou de Mancini, elle se projette souvent vers l’attaque, dans le jeu ou sur les coups de pied arrêtés. Le jeu de Gasperini est davantage orienté vers l’attaque. Et sans ce jeu prôné par cet entraîneur, la Dea ne serait peut-être (sans doute ?) pas engagée dans la course pour l’Europe. Lorsqu’ils cherchent à marquer, leurs adversaires cherchent à les frustrer en défendant très bas. Ainsi, des adversaires comme Copenhague ou Empoli ont neutralisé les offensives de la Dea et ont atteint leur objectif.
Le travail des latéraux dans ce 3-4-1-2 est important. Des joueurs tels que Castagne (2 buts, 3 passes décisives) ou Hateboer (5 buts, 4 passes) savent être décisifs. Leur présence dans le couloir est important, car ils doivent à la fois attaquer et défendre.

Des erreurs qui coûtent cher

Dans un match couperet, il faut défendre, les joueurs de l’Atalanta peuvent le faire. Par exemple, face à l’Inter, Gianluca Mancini et José Luis Palomino ont su neutraliser les attaques intéristes. Après le départ de Caldara cet été, Mancini a su donner un nouveau souffle à la défense en intervenant avec assurance ; sur certains matchs seulement. Depuis le début de l’année 2019, la Dea a remporté seulement 3 matchs sans encaisser de but en Serie A (Frosinone deux fois et Cagliari). Deux match nuls et vierges, contre le Torino et l’Inter symbolisent cette volonté de vouloir marquer tout en assurant leurs arrières dans un premier temps.
Pourtant, l’Atalanta prend souvent des buts en début de match. Face au Milan AC (2-2), à la Juve (2-2) ou contre la Roma (3-3 à l’aller), ces matchs nuls ont débuté par un but encaissé dans les premières minutes de jeu par l’Atalanta. De plus, des erreurs sur des coups de pied arrêté viennent parfois entacher voire gâcher leur match, comme le but concédé face à Bologne, alors qu’ils menaient 4-0. Des erreurs comme celles-ci peuvent même entraîner une défaite comme face à Cagliari en début de saison (défaite 1-0).

Changement de gardien

Début mars, Etrit Berisha a laissé sa place à Pierluigi Gollini dans les cages. L’Albanais n’a pas convaincu lors du début de saison. Mais depuis que l’Italien de 24 ans a pris sa place à la 26ème journée, il ne l’a plus quittée depuis. Réalisant des grandes prestations, Gollini permet à l’Atalanta de gagner des points, notamment face à l’Inter, où il sauve un point précieux, ou face à Parme, où il s’interpose deux fois avant de voir son équipe remporter le match. Le natif de Bologne, passé chez les jeunes de Manchester United, a même été élu joueur du mois de mars à l’Atalanta. Avant la 25ème journée, le ratio de buts encaissés était de 1,44. Mais depuis que Gollini est redevenu titulaire, l’Atalanta n’a plus concédé que 5 buts en 7 matchs, soit un ratio de 0,7.

Nicolas Segura



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