L’Atalanta, sur un air Latino

Par Nicolas Segura publié le 01 Sep 2019

Avec les arrivées de Guilherme Arana et de Luis Muriel, la Dea confirme son attirance envers les Sud-américains. Ces deux nouvelles recrues viennent renforcer l’effectif version Ligue des Champions, déjà bien fourni de Sud-américains. Plusieurs cadres de l’équipe proviennent d’ailleurs de ce contient : Zapata, Palomino, Gomez ou encore Toloi. C’est une tactique qui a certes bien marché, mais qui n’est pas totalement parfaite.

Viva Colombia !

La Colombie est le pays préféré de l’Atalanta en ce moment. Après la réussite Zapata, Luis Muriel espère lui aussi devenir meilleur. Déjà impressionnante l’année dernière, l’attaque s’est renforcée avec l’arrivée de Muriel et de Malinovskyi. Lors du premier match face à la SPAL, le premier s’est illustré en marquant un doublé en six minutes après être sorti du banc. Après ses six mois réussis du côté de la Fiorentina, il reste finalement en Italie. Peut-il devenir, à l’instar de son compatriote Zapata l’année dernière, le nouvel atout offensif de l’Atalanta ? Gasperini pourra-t-il faire de Muriel une machine à buts ? Un parallèle entre les deux Colombiens existe. Les deux Colombiens ont en effet joué pour la Sampdoria et ont réalisé leur record de buts (11) dans ce club avant de venir à l’Atalanta.

Un phénomène assez ancien

En observant la dernière décennie, deux joueurs ont grandement marqué l’Atalanta : German Denis et Papu Gomez. Ces deux Argentins sont devenus des capitaines et des idoles. Le premier a été un des acteurs les plus importants : il a permis à l’Atalanta de consolider sa présence en Serie A grâce à ses talents de buteur (56 buts en 153 matchs). Il est d’ailleurs le quatrième meilleur marqueur de l’histoire du club. Le second a su devenir le joueur phare de l’équipe, et ce, peu après son arrivée. Aujourd’hui encore, il va guider l’Atalanta, désormais en C1.

L’arrivée de joueur Sud-américains à Bergame n’est pourtant pas un phénomène récent. À la fin des années années 1980, des joueurs comme Evair ou Caniggia ont connu les coupes d’Europe avec la Dea et ont ainsi marqué l’histoire du club. Claudio Caniggia, compère de Batistuta en équipe d’Argentine, va exploser à la Dea à partir de 1989 après une saison compliquée du côté du Hellas. Avec Evair, ils ont été les principaux protagonistes en attaque du côté de l’Atalanta, alors qualifiée en Coupe UEFA au tournant des années 1990. Pourtant, lors de la saison 1989-1990, ils étaient les seuls étrangers, avec le capitaine Strömberg, dans l’équipe ; ce qui montre leur importance au sein de l’effectif. Cette tradition perdure à l’approche du XXIe siècle, avec entre autres Paolo Montero, qui passera ensuite neuf ans à la Juventus. Mais c’est dans les années 2010 et l’arrivée de German Denis que les Sud-américains commencent vraiment à avoir la côte. Par exemple, Maximiliano Moralez (Argentine), Ferreira Pinto (Brésil) ou encore Carlos Carmona (Chili) ont disputé chacun plus de 100 matchs avec l’Atalanta.

Une stratégie qui a ses limites

Dernièrement, il n’y a pas eu que des réussites concernant les Sud-américains à l’Atalanta. Des joueurs en fin de carrière sont venus à l’Atalanta, alors que leur meilleur niveau était derrière eux. Mario Yepes ou Lionel Scaloni sont les exemples les plus flagrants en défense notamment ; mais Mauricio Pinilla peut également être considéré comme un léger échec avec seulement 12 buts en deux saisons malgré ses six premiers mois convaincants. D’autres joueurs n’ont pas réussi à s’imposer ou à se trouver une place dans l’effectif. Parmi eux Joao Schmidt, arrivé en 2017 mais qui est parti s’exiler en prêt à Nagoya après être revenu au Brésil. L’Équatorien Bryan Cabezas (Équateur), arrivé en 2016, est dans une situation similaire : il est prêté pour la quatrième fois en à peine deux ans.

Nicolas Segura



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