La SPAL et ses anciens de l’Atalanta : des fortunes diverses

Par Nicolas Segura publié le 20 Jan 2020

Dernièrement, beaucoup de joueurs de la Dea sont allés à Ferrare pour se relancer. Certains ont réussi leur passage ou sont en train de le réussir, mais d’autres n’ont pas su repartir de l’avant. Kurtic, Petagna ou encore Berisha se montrent (ou se sont montrés) à leur avantage. Mais les arrivées de Reca, D’Alessandro (blessé aux ligaments croisés) voire Paloschi ne sont, pour l’instant, pas un succès.

Des indésirables à l’Atalanta devenus des incontournables

Andrea Petagna est un bel exemple de renaissance. Peu décisif devant le but avec l’Atalanta (11 buts en 75 matchs), il s’est mieux acclimaté à la SPAL (23 buts en 56 matchs). L’Italien est arrivé il y a un an et demi pour aider le club à se maintenir. Sa première saison est une réussite, il inscrit 16 buts en championnat, soit 36% du total de buts marqués par la SPAL. Pour le moment, à l’image de l’équipe, son rendement est moins impressionnant. Parmi les 12 buts inscrits par le club cette saison, il en a marqué la moitié. Par ailleurs, la Dea est sa victime préférée : 4 buts et une passe décisive ces deux dernières saisons face à son ancien club.

Dans le même cas que Petagna, il y a Etrit Berisha, le portier albanais. Poussé vers la sortie par Gollini à l’Atalanta, il est prêté cette saison à la SPAL. Dernier du championnat, le club n’a encaissé que 29 buts, ce qui n’est pas énorme pour une lanterne rouge. Et ce nombre relativement faible est surtout dû aux excellentes prestations de Berisha, qui, chaque semaine, est irréprochable. Mais si la SPAL est reléguée, il retournera à l’Atalanta.

Jasmin Kurtic est parti de Ferrare en ce mois de janvier, mais il a laissé de bons souvenirs. Avec la SPAL, il a marqué 9 buts et délivré 5 passes décisives. Il sera resté deux ans à Ferrare. Au-delà de ces statistiques, le Slovène a été capable de se projeter vers l’avant, en étant milieu axial. Et ses buts ont souvent été très importants : par exemple, lors de cette première partie de saison, il a fait gagner quatre points à la SPAL. Il a été l’un des hommes forts de cette équipe lors de ces deux dernières années.

Quelques échecs cependant

Alberto Paloschi par exemple n’a pas réussi à relancer sa carrière. Après une saison 2016-2017 ratée (0 but en 14 matchs disputés avec l’Atalanta), il part finalement à la SPAL, fraîchement promue en Serie A. Mais, à l’image de sa carrière, ce n’est pour l’instant pas convaincant. Toutes compétitions confondues, il n’a inscrit que 10 buts en 74 rencontres en biancazzuro. Son contrat dure jusqu’en 2021, mais son temps de jeu a considérablement baissé depuis l’arrivée de Petagna (seulement 511 minutes de jeu cette saison en championnat).

Il trouvait peu d’espace à l’Atalanta sur les côtés, Arkadiusz Reca est venu cette été renforcer l’équipe, handicapée par le départ de Lazzari et la blessure de Farès. Le Polonais n’a pas apporté suffisamment offensivement : 0 but et 0 passe décisive cette saison. De plus, Reca a été absent quatre matchs à cause d’un claquage. Il n’a disputé aucune des cinq dernières rencontres à cause de cette blessure.

Pour Marco D’Alessandro, il faut mettre cela sur le compte de la malchance. L’ailier s’est gravement blessé fin septembre face à Sassuolo, après seulement quatre matchs disputés. Il faudra attendre au moins deux mois pour revoir l’Italien de 28 ans sur un terrain. À noter également le court passage de Boukary Dramé, qui n’a disputé que cinq matchs avec la SPAL en 2018. Il était alors arrivé en même temps que Jasmin Kurtic.

Nicolas Segura



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