La Lazio est elle prête pour le sprint final?

Par Tristan Pubert publié le 10 Avr 2019

Deux prestigieuses victoires face à l’AS Roma et à l’Inter en l’espace d’un mois, malgré sa regrettable élimination en Europa League et sa défaite ce mercredi sur la pelouse de la Spal (1-0), la Lazio semble retrouver du poil de la bête dans cette fin de saison. La Lazio, c’est un peu le yin et le yang, le bien et le mal. Cette équipe est-elle vraiment capable d’être dans ce sprint final? Éléments de réponse.

Des individualités qui retrouvent leur meilleur niveau

Si la Lazio ne dispose pas des meilleurs joueurs de ce championnat, elle a tout de même dans ses rangs des joueurs de qualités comme Luis Alberto, Correa, Lucas Leiva, Milinkovic-Savic, Immobile. Les deux derniers cités ont traversé une première partie de saison délicate, incapables d’évoluer à leur meilleur niveau. Désormais c’est tout l’inverse surtout pour le Serbe Milinkovic-Savic qui retrouve son niveau de la saison dernière. Si pour Immobile cela semble être plus timoré, l’attaquant italien se veut plus appliqué sur les derniers matchs. Rajoutez à cela la paire Luis Alberto-Correa pour créer les différences et Lucas Leiva devant la défense dans le rôle de la tour de contrôle, vous avez une Lazio parfaitement huilée. Inzaghi a su relancer ses joueurs afin que cette Lazio se relève comme elle le fait actuellement.

Et forcément, lorsque ces individualités sont à leur meilleur niveau, le contenu des matchs en est plus flamboyant. La Lazio se montre beaucoup plus percutante et développe un football offensif, ce qui n’était pas forcément le cas il y a quelques mois. Toujours dans ce même 3-5-2, la Lazio joue sans complexes avec une animation offensive fonctionnant à merveille, notamment le duo Luis Alberto-Correa encore rayonnant ce week-end. En revanche, d’autres problèmes persistent.

Des maux … de têtes

Depuis quelques semaines, la Lazio retrouve de sa superbe et reste toujours dans la course pour les places européennes et même dans celle à la Champions League. Après 29 matchs joués (un match en moins face à l’Udinese), la bande à Inzaghi pointe à la septième place à seulement trois longueurs du Milan AC et de l’Atalanta tous les deux quatrièmes. Cependant la grosse tache de cette saison est l’élimination regrettable en Europa League face au FC Séville (score cumulé 3-0), un adversaire solide mais face auquel ils auraient du faire meilleure figure.

Mais les Biancocelesti ont été incapables de concrétiser leur domination sur le match retour notamment. Cette élimination témoigne d’un problème majeur de cette équipe : lorsque l’enjeu est de taille, la bande à Immobile se montre rarement à la hauteur. Si les succès face à l’AS Roma (3-0) et face à l’Inter (1-0) marquent une progression face aux gros, domaine dans lequel elle est très criticable, c’est au moment de concrétiser comme lors des deux derniers matchs, que la situation se complique.

La Lazio rencontre énormément de difficultés dans le secteur défensif et cela depuis plusieurs saisons maintenant. Le départ de De Vrij n’a pas été soigné et les Bastos, Walllace ou encore Acerbi n’inspirent grande sérénité. Lors du dernier match face à Sassuolo (2-2), le premier but des neroverdi témoigne d’une forte passivité dans cette défense. Avec des échéances face au Milan, l’Atalanta ou encore la Samp, Simone Inzaghi et ses hommes partent avec un réel handicap. Avec cependant, des concurrents qui eux aussi avancent «au ralenti», la Lazio a la chance d’être toujours dans ce sprint final et devra bien négocier sa fin de saison. Une fin de saison qui a tout pour devenir un rêve mais aussi un cauchemar.

Tristan Pubert

Rédacteur



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