La hype des jeunes gardiens brésiliens en Serie A

Par Antoine Marion publié le 07 Mar 2019

La Serie A et les gardiens brésiliens, une longue histoire d’amour qui n’est pas prête de s’arrêter. L’explosion récente d’Alisson à la Roma n’a pas fait démentir cette tendance. Depuis son départ pour l’Angleterre, plusieurs jeunes portiers auriverdes ont rejoint le Calcio : Gabriel Brazão à Parme, Daniel Fuzato à la Roma, Jandrei au Genoa et Caio Pirana à Bologne. Leurs points communs ? Ils sont talentueux et promis à un bel avenir, même si pour l’instant, aucun n’a disputé le moindre match de championnat.

Le gardien brésilien, l’archétype du portier moderne

De Claudio Taffarel à Julio César en passant par Dida et Doni, les exemples marquants de la réussite auriverde en Serie A ne manquent pas. Plus que cela, ces joueurs se sont élevés au rang de légende vivante. Pas étonnant que nos clubs continuent à exploiter cette filière. Aujourd’hui, un bon gardien ne se cantonne pas seulement à un rôle dernier rempart, il est aussi le premier relanceur, ce qui lui demande une certaine habilité balle au pied. Le portier brésilien semble remplir tous ces critères, façonnés au pays des attaquants rois. Même si par le passé, quelque uns ont connu mésaventure en Italie, tels Gabriel au Milan AC ou Rafael au Napoli, l’engouement n’est toujours pas retombé. Mais qui marchera sur les traces de leurs illustres prédécesseurs ?

Brazão et Fuzato, les deux plus belles promesses

Gabriel Brazão (18 ans) et Daniel Fuzato (21 ans) sont sûrement les deux noms à retenir. Internationaux U20, ils sont arrivés en Italie avant même d’avoir joué en 1ère division brésilienne. Cela peut paraître surprenant, mais ce sont des choix justifiés tant leurs débuts de carrière les prédestinent à un avenir radieux . Brazão, arrivé cet hiver à Parme en provenance de Cruzeiro, est le plus gros potentiel incontestablement. Il rejoindra l’Inter en fin de saison, son statut de joueur non européen ne lui ayant pas permis de gagner directement les rangs nerazzurri. Pour l’anecdote, Julio César avait vécu la même situation à l’époque, l’obligeant à patienter du côté du Chievo. Son aisance balle au pied et son agilité dans le jeu aérien sautent aux yeux, en partie expliquées par son passé d’attaquant futsal. Très précoce, il est déjà promis à la succession de Handanovic. Il possède aussi une très belle détente et une lecture des trajectoires rare pour son âge, faisant de lui un spécialiste des tirs au buts.

« Fuzato va vous émerveiller », c’est par ces mots que Fabio Simplicio, l’ex-milieu giallorosso décrivait récemment son jeune compatriote. Transfuge de Palmeiras l’été dernier, il est l’une des trouvailles de Monchi. Troisième dans la hiérarchie à l’AS Roma, il a marqué les esprits lors de son premier match avec la Primevera contre le Napoli au mois de février. Son envergure est assez impressionnante. Avec l’âge avancé de Mirante et les performances en dents de scie d’Olsen, il a clairement une chance à saisir.

Jandrei et Pirana, les bonnes pioches ?

Moins médiatisés que les deux précédents, Jandrei (26 ans) et Caio Pirana (18 ans) sont aussi venus garnir les effectifs du Genoa et de Bologne respectivement. Jandrei, arrivé cet hiver, est déjà un gardien confirmé, titulaire indiscutable à Chapecoense, il veut passer un cap en Europe. Pour le moment, il est la doublure du roumain Ionut Radu. Or l’Inter ayant un droit de rachat sur ce dernier, il devrait être promu titulaire la saison prochaine. Même si ses qualités sont certaines, il faut rester beaucoup plus mesuré sur sa capacité à devenir un cador. Mais s’il peut aider à résoudre les maux de la défense du grifone, ce ne sera que du bonheur pour les supporters rossoblu. Quant à Pirana, il est le plus gros point d’interrogation du lot. C’est en Série D, à Campodarsego qu’il s’est révélé la saison dernière. Lui aussi très jeune, Bologne n’a pas hésité à tenter le pari. Difficile de se prononcer sur son sort.

Antoine Marion

rédacteur



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