La Fiorentina dit « Non » au business du football moderne

Par Leonardo Baldocci publié le 14 Sep 2019

A l’approche du premier match de Serie A suite à la fermeture du mercato, les tifosi ont pu se faire une petite idée du modus operandi de la nouvelle direction. Pas de montants exorbitants, malgré le patrimoine du président, ni de recrues provenant de championnats exotiques. Le directeur sportif Daniele Pradè, aux côtés de Joe Barone, a fait appel à la patience du public, en rappelant que l’équipe a évité la relégation de justesse en 2018/19.

Un mercato pragmatique

Le recrutement du club a procédé par étapes tout au long de l’été. Après avoir fait de Dragowski le gardien titulaire du club, le club a embauché un faux numéro 9 tel que Boateng. Ensuite c’est Lirola qui a débarqué en défense en se plaçant au poste de latéral droit. Là où ni Edimilson ni Veretout s’étaient imposés, c’est Badelj qui a regagné sa veste de meneur de jeu. Du fait de son inactivité à la Lazio, il a été rejoint par Pulgar, sentinelle ou milieu relayeur en l’occurence. Optimiste sur la qualité de son centre de formation, la Fiorentina a embrigadé plusieurs jeunes pousses dans son équipe première comme Castrovilli, Sottil, Montiel, Vlahovic et Ranieri. Pour conclure cette session de recrutement, la Viola a fait quelques bonnes affaires en signant Dalbert, Caceres, Ghezzal et le brésilien Pedro. Aussi, petit coup de pub ou folie financière, le club a accueilli Frank Ribéry après 12 saisons au Bayern Munich.

Pas de jeux d’argent

Repartir de zéro c’est très dur, surtout lors du rachat d’un club qui a joué le maintien jusqu’au bout. Pour cela, la direction a d’abord fait une liste des joueurs non transférables : Chiesa, Milenkovic, Pezzella et Dragowski. Une décision difficile à accepter pour certains, mais désormais, c’est le club qui a le dernier mot. Le président a déclaré qu’un contrat de travail est un engagement et que les joueurs doivent comprendre que les choses sont en train de changer. D’ailleurs quelques joueurs en ont fait les frais à cause des échos rapportés par la presse. Mécontents de leur situation, Laurini, Veretout et Biraghi ont été escortés vers la sortie du club. Niveau négociations, la grande disponibilité financière du club a été une arme à double tranchant. Le joli salaire versé à Frank Ribéry (4 millions d’euros net par an) a mis la puce à l’oreille à de nombreux clubs, qui en ont profité pour faire de la marge sur les ventes. Au final, les négociations pour Rodrigo De Paul et Domenico Berardi sont tombées à l’eau en raison des demandes des clubs respectifs : 50 et 30 millions. Acheter oui, mais au juste prix.

Les séquelles de l’ancienne direction

Un nouveau défi attend déjà la direction en vue de la prochaine période de transfert. Parmi les flops de la saison passée, le club n’a pas pu se débarrasser de Dabo, Eysseric et Cristoforo. A l’instar de ces trois joueurs, Gilberto et Maxi Olivera feront aussi leur retour à Florence en janvier 2020. Ecartés par les différents entraineurs qui se sont succédés, ces cinq joueurs ont eu du mal à trouver leurs repères. Pour mettre un frein à ces mauvaises surprises, le club souhaite dorénavant donner la priorité à son centre de formation. Effectivement, d’après Tuttosport, la Fiorentina se place à la quatrième place parmi les clubs avec le plus grand nombre de joueurs en sélections nationales italiennes (7 joueurs, des U17 aux U20). Des chiffres prometteurs qui ont donné des idées aux nouveaux arrivants.

Leonardo Baldocci



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