La fin d’un cycle à la Juventus

Par Louis Megel publié le 23 Avr 2019

Après plusieurs tentatives manquées pour remporter la Champions League, l’été dernier, la Juve se séparait de quelques cadres et autres joueurs importants. Exit Marchisio, Lichtsteiner, Buffon et Higuain pour laisser place au bourreau des bianconeri sur la scène européenne : Cristiano Ronaldo. Mais comme Allegri l’a si bien dit, dans le foot 1+1 ne fait pas toujours 2… Alors quelle direction la Juve va-t-elle devoir prendre pour enfin inverser la tendance ?

Un staff qui a fait son temps ?

Max Allegri et son staff sont en place depuis 5 saisons désormais pour un bilan plus qu’honorable. 5 scudetti, 4 coppe Italia, 2 supercoppe et 2 finales de Champions League… Si sur la scène nationale il a accentué l’emprise turinoise sur la botte, il a su faire passer un cap au club en Europe. Mais depuis 2 voire 3 saisons on n’observe plus de progrès dans son équipe. Un plan de jeu de plus en plus stéréotypé qui devient lisible pour les adversaires mais surtout une gestion de l’effectif qui laisse à désirer. En effet, chaque saison c’est le même refrain, la Juventus s’entraine plus dur, plus intensément que les autres avec une préparation estivale corsée mais au final, on arrive en mai avec un bon tiers de l’effectif sur le flanc ou hors de forme… D’autant plus que cette saison le championnat était quasiment plié depuis début janvier, alors opérer un turn-over plus marqué pour lancer et faire progresser davantage certains jeunes ou joueurs en manque de temps de jeu afin de faire souffler des cadres et/ou des joueurs « à risque » aurait pu certainement éviter quelques mésaventures.

Des joueurs absents…

Depuis le début du cycle du Mister Allegri, la direction piémontaise a offert au coach toscan des joueurs avec un fort potentiel qui pourront, épaulés par les sénateurs, guider la Juve vers ses objectifs. On peut désigner là en tête d’affiche l’argentin Paulo Dybala. Plein de promesses lors de ses débuts turinois, celui qui s’est octroyé le lourd numéro 10 de Del Piero ou Tevez plus récemment, n’a toujours pas réussi à confirmer, même pire, « La Joya » semble aujourd’hui régresser sans trouver sa place dans l’effectif bianconero. En point d’orgue sa mi-temps famélique face à l’Ajax alors qu’il porte le brassard, Dybala est emprunté et sort sur blessure. Mais l’Argentin n’est pas le seul dans ce cas là, Alex Sandro par exemple, successeur annoncé de Patrice Evra, désormais âgé de 28 ans ne montre aucun signe de progression mais continue de jouir d’un statut de titulaire quasi-indiscutable, faute de concurrence. De la même manière Douglas Costa et Mattia De Sciglio n’ont pas l’air d’avoir saisi ce que représente le maillot de la Juve et en plus d’être souvent blessés se permettent de souffler le chaud et le froid dans leurs prestations. Quant à eux, certains cadres à l’instar de Bonucci, Khedira et Mandzukic commencent à se montrer moins souverain en laissant apparaitre certains signes de fébrilité.

Quelle solution ?

Irrémédiablement, la Juventus va devoir entamer un nouveau cycle. L’actuel étant au point mort, en témoigne les échecs en Champions League et la stagnation de certains joueurs. Et pour entrer dans une nouvelle ère la première chose à modifier est évidemment l’encadrement technique. Sans parler d’échec ou de mauvais travail, il semblerait que ce soit le moment venu pour la Juve et Allegri de se dire au revoir. De plus la cellule de recrutement va devoir s’atteler à recruter des joueurs à certains postes clés, notamment en défense (le milieu et l’attaque doivent aussi être renforcés). Pour effectuer des achats de qualité il ne faudra pas hésiter à vendre certains joueurs décevants ayant encore une belle côte en Europe. Dernier point sur lequel la Juve va devoir s’appuyer c’est qu’il faudra faire confiance aux joueurs qui ont vraiment envie de jouer pour ce maillot, on peut là montrer à titre d’exemple Spinazzola et Kean qui ont répondu présents à chaque apparition.

Louis Megel



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